Selon l’étude, 72 % des élèves qui fréquentaient les écoles anglophones obtenaient leur diplôme en cinq ans, comparativement à 53 % des élèves des écoles francophones.
Les élèves qui fréquentent une école anglophone à Montréal ont deux fois plus de chances de réussir que ceux qui vont à l’école francophone.
Il s’agit de l’un des constats qui figurent dans une étude sur l’environnement éducatif et la diplomation qui a été réalisée pour le compte des commissions scolaires de l’île de Montréal.
Selon l’étude, 53 % des élèves obtenaient leur diplôme en 2005 dans les délais normaux dans le secteur français, comparativement à 72 % dans le secteur anglais. On y précise aussi qu’un enfant anglophone inscrit dans une école française ne réussissait pas mieux que son camarade de classe de langue maternelle française.
Un des membres de l’équipe de recherche, Pierre Lapointe, de l’Université de Montréal, avance que les écarts de performance semblent liés à certaines caractéristiques des organisations scolaires. Il observe qu’une plus forte proportion d’élèves des écoles anglophones se présentent aux examens ministériels de cinquième secondaire, alors que, dans le secteur francophone, une sorte d’«écrémage» est effectuée au préalable. On développe d’autres voies pour ne pas placer l’élève en situation d’échec.
Outre le secteur linguistique, plusieurs facteurs significatifs ont une influence sur l’obtention d’un diplôme après cinq ans au secondaire. On constate notamment que les filles ont deux fois plus de chances de réussir que les garçons. Ceux qui ont fréquenté le privé ont quant à eux cinq fois plus de chances d’obtenir leur diplôme que ceux qui ont étudié dans le public. Enfin, les élèves identifiés comme étant en difficulté ont six fois moins de chances d’obtenir leur diplôme.
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