C’est mercredi que les 9 200 investisseurs floués par les fonds Norbourg connaîtront tous les détails du règlement à l’amiable du recours collectif qu’ils ont intenté contre l’entreprise de Vincent Lacroix. Sauf qu’ils savent déjà que la totalité des sommes qu’ils ont investies chez Norbourg leur sera restituée.

Radio-Canada rapportait mardi soir que les 115 M$ seraient remboursés à 100 % par l’ensemble des institutions impliquées dans ce litige qui dure depuis 2005. Il s’agit de l’Autorité des marchés financiers (AMF), qui a fait deux inspections et une enquête sans jamais déceler de fraude, des  firmes comptables KPMG et Beaulieu-Deschambault, qui ont validé les états financiers de Norbourg à titre de vérificateurs externes, et de Northern Trust, l’institution financière où était déposé l’argent de l’entreprise.

La Caisse de dépôt et placement du Québec, qui a vendu les fonds Evolution à Vincent Lacroix, devra également ouvrir ses goussets. L’entente de principe, qui évite que l’affaire se rende devant les tribunaux, sera officiellement annoncée ce matin. Elle devra ensuite être approuvée par la Cour supérieure avant que les modalités de remboursement soient définies.

Reste toutefois à régler la question des frais d’avocats. Un juge devra se pencher dans les prochains jours sur la question de savoir si ce sont les institutions mises en cause qui devront également débourser les millions de dollars dépensés en frais légaux ou si cette somme sera prélevée à même le montant total du règlement. 

Lacroix libéré?
Le 27 janvier, Vincent Lacroix, l’homme derrière Norbourg, sera admissible à la libération conditionnelle. Ce jour-là, il rencontrera les agents de libération conditionnelle qui statueront sur sa remise en liberté. S’il est libéré, M. Lacroix devra demeurer durant un certain temps dans une maison de transition. Vincent Lacroix a déjà déposé une demande pour que cette maison de transition ne soit pas située au Québec, mais en Ontario, selon Radio-Canada.  

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