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Montréal entend réviser les règles qui encadrent la présence des camions sur son territoire.

D’après sa stratégie en matière de sécurité routière, qui a été rendue publique mercredi, la Ville prévoit revoir les heures de livraison ainsi que les zones où les camionneurs peuvent décharger leur marchandise. Le gabarit des camions qui roulent dans les rues de la métropole fera aussi l’objet de la réflexion, de même que les dispositifs de sécurité qui peuvent être installés sur les poids lourds et les marchandises dangereuses qu’ils transportent. La mise en place d’un centre de transbordement, tel que mentionné dans la Politique de stationnement, sera aussi abordée.

«Ce que je veux, c’est qu’on puisse évaluer l’ensemble des options, ce qui est possible et ce qui n’est pas possible», a indiqué le maire de Montréal, Denis Coderre.

La Commission municipale sur les transports et les travaux urbains et la Commission municipale sur le développement économique et urbain et l’habitation seront en charge de mener ces travaux.

Ce ne sont pas seulement les camions de livraison qui sont visés par cette réflexion. Les camions d’incendie, les camions de déneigement, ceux affectés à la cueillette des ordures et les ambulances ont aussi été évoqués par le maire Coderre.

L’Association du camionnage du Québec est ouverte à discuter avec la Ville de Montréal. Son président-directeur général, Marc Cadieux, a toutefois prévenu que des «solutions simplistes» pourraient entraîner des impacts sur la circulation et sur l’économie de Montréal.

«Un [camion de] 48 ou 53 pieds, ça peut faire trois petits camions, a-t-il donné comme exemple. Trois petits camions dans la circulation et qui polluent. C’est trois personnes qui livrent la même chose alors ça ne se livrera pas au même prix.»

«On est tous condamné à arriver à une solution, mais tout le monde a un bout de chemin à faire», a ajouté M. Cadieux.

La révision du plan de camionnage n’est qu’une des mesures comprises dans le stratégie de la Ville pour réduire le nombre de piétons et de cyclistes blessés ou tués sur les routes de Montréal. La réduction des limites de vitesse, l’installation de radars photo, le lancement d’une campagne de sensibilisation et le réaménagement d’intersections et de passages à niveau en font aussi partie. «Aucune perte de vie n’est acceptable», a insisté le maire Coderre. En 2008, dans le Plan de transport, la Ville s’était donnée comme objectif de réduire de 40% le nombre de victimes de la route. Depuis, le nombre de blessés et de morts a diminué de 26%.

Le chef de Projet Montréal, Luc Ferrandez, a qualifié de «réchauffé de 2008» la stratégie qu’a dévoilée la Ville de Montréal. «M. Coderre ne prend pas l’ampleur du problème à sa source, a-t-il dit. Il n’arrive pas avec des mesures ambitieuses.»

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