Laurence Houde-Roy La Maison olympique canadienne, sur le boulevard René-Lévesque, à Montréal

Le Comité olympique canadien (COC) reconnaît que les chamboulements de la dernière année dans son organisation ont contribué au retard important dans l’ouverture de la Maison olympique.

Métro rapportait mardi que la Maison olympique canadienne à Montréal, inaugurée en juillet 2015, n’ouvrirait pas ses portes au public avant décembre 2017.

En entrevue téléphonique mercredi, Eric Myles, directeur exécutif sport au COC, a assuré que le projet final sera bel et bien livré en décembre 2017 et que le comité ne repoussera pas à nouveau les délais.

«On avait des choses à corriger dans notre organisation, des choses qu’on a prises très au sérieux sur tous les niveaux. C’était de grandes priorités pour notre organisation et on n’a pas chômé avec ça. En plus, il y a eu toute la préparation pour les jeux de Rio qui a pris aussi beaucoup de temps», fait remarquer M. Myles.

L’ex-président du COC, Marcel Aubut, a notamment annoncé sa démission en octobre 2015 après qu’une plainte pour harcèlement sexuel eut été déposée contre lui. Le rapport Tomlinson sur les manquements du COC au chapitre des ressources humaines a ensuite été publié, menant à un resserrement des règles en matière de harcèlement.

Déjà, en février dernier, le COC a informé la Ville que les travaux devant être effectués à la Maison ne seraient pas exécutés selon l’échéancier prévu, apprend-on dans les documents de la Ville de Montréal.

«Après, on était capable d’analyser notre portefeuille de projets. La Maison olympique, c’est un projet qu’on a décidé de poursuivre, mais en s’ajustant dans nos délais pour s’assurer de bien le faire. C’était quand même un dossier dirigé directement par M. Aubut. Je vais le prendre pour moi : je n’étais pas aussi plongé dans ce dossier. Maintenant, je le suis. On s’est approprié le projet, on a eu des conversations saines avec les partenaires», explique M. Myles.

Si le projet a été inauguré aussi tôt qu’en juillet 2015, c’est surtout une «question de timing», une atmosphère qui s’y prêtait avec les jeux panaméricains à Toronto, notamment. «On était aussi sur l’agenda de M. Aubut. On avait le plan de tout finir, mais ça ne voulait pas dire qu’il n’y aurait pas eu des délais même dans ce temps-là. Sauf qu’en ajoutant les diverses réalités qu’on a eues comme organisation… il y aurait eu trop de risques qu’on ne le fasse pas comme il faut. On a choisi de le faire comme il le faut», ajoute Éric Myles.

Bien que la phase 1 du projet, la création de l’extérieur de la tour et ses anneaux, soit terminée, il reste essentiellement à créer le volet éducatif de la Maison olympique qui sera accessible au public.

Ce projet de plus de 10 M$ est soutenu par les gouvernements fédéral, provincial et municipal.

Les célébrations d’inauguration de la Maison avaient coûté 1M$. Éric Myles assure que s’il y a une autre cérémonie d’ouverture de la Maison en 2017, elle ne sera pas d’aussi grande envergure que la première. Le COC avait également été la cible de reportages dévoilant que la construction d’une salle de réunion dans la Maison olympique a coûté 2,9M$.

La Ville a déjà investi 1,1M$ dans la Maison olympique. Elle doit encore verser un montant de 800 000$ d’ici la fin des travaux, au courant de 2017.

Aussi dans Montréal :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!