Les festivités entourant le 50e anniversaire du Métro, ont été marqués par la présence des syndicats représentant les employés de la Société de transport de Montréal (STM) venus protester contre le projet de loi 110 du gouvernement provincial, qui redonne plus de pouvoirs aux municipalités dans leurs négociations avec les syndicats.

Vendredi, à l’occasion du dévoilement des sept projets retenus pour la revalorisation des vieilles voitures de métro MR-63, le président de la STM, Philippe Schnobb, a été accueilli par le tintamarre de quelques dizaines d’employés municipaux de différents syndicats venus se faire entendre dans le projet de loi 110. Ces derniers ont également hué tout le discours préenregistré du maire de Montréal, Denis Coderre, qui était en déplacement.

«Notre première revendication c’est le retrait du projet de loi, a lancé après le dévoilement Gleason Frenette, président du syndicat du transport de Montréal et des employés d’entretien. Ce projet de loi concerne tous les droits de négociation. Ils nous “encarcannent” dans des délais pour la durée de la convention, pour les négociations et s’ils ne s’entendent pas après 120 jours, ils décideront de la convention collective qu’on va avoir. D’ailleurs, l’article 2 à l’alinéa 4 du projet de loi nous concerne et a été adopté. On n’est pas des employés municipaux, mais ils nous incluent dans ce projet de loi. Et comme on a été inclus dans le projet de loi 15, on s’attend à être dans ce projet de loi aussi», a-t-il déploré.

Le projet de loi 110 redonne davantage de pouvoirs aux municipalités dans leurs négociations des conventions collectives avec leurs employés. En cas d’échec, l’Assemblée nationale aurait le pouvoir de décréter les conditions de travail des employés municipaux.

«Ce sont des enjeux qui sont devant l’Assemblée nationale, le projet de loi est encore à l’étude, alors nous ne ferons pas de commentaires tant que le dossier ne sera pas complété, a indiqué en point de presse M. Schnobb. Mais ça montre à quel point l’événement d’aujourd’hui est important, il a suscité beaucoup d’intérêt de la part des Montréalais. Alors, si on a profité de l’événement pour faire valoir d’autres points, ça fait partie de la démocratie. On veut les rassurer sur notre intention d’avoir de bonnes relations avec le syndicat, quel que soit l’encadrement législatif.»

Aussi dans Montréal :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!