THE CANADIAN PRESS Gerry Sklavounos.

Dans la tourmente depuis qu’il a été ciblé par des allégations d’agression sexuelle, le député Gerry Sklavounos a fait savoir qu’il allait prendre un congé de maladie.

Dans une lettre adressée au président de l’Assemblée nationale, Jacques Chagnon, le député de Laurier-Dorion, une circonscription montréalaise, indique que la situation l’a “grandement affecté”.

Il dit avoir consulté son médecin qui lui a prescrit un congé afin de pouvoir faire face à la situation avec l’appui de sa famille, précise-t-il dans la missive datée de mercredi.

M. Sklavounos dit aussi dans sa lettre s’être retiré du caucus libéral afin que ses collègues puissent se concentrer sur leur travail. Son bureau de comté s’occupera de faire avancer les dossiers des résidants de sa circonscription, ajoute-t-il. Il siège toujours à l’Assemblée nationale, mais à titre d’indépendant.

Selon lui, ses propres déclarations publiques “mettant en cause sa conduite” ont rapidement dégénéré et affecté sa réputation, comme celle de la personne qui l’a mis en cause. C’est pourquoi il lui apparaît approprié de laisser toute la place aux autorités afin qu’elles puissent effectuer leur travail.

Il ne nomme pas cette personne dans sa lettre, mais il s’agit d’Alice Paquet, qui a parlé publiquement des agressions qu’elle dit avoir subies. Elle a tenu ces propos lors d’une manifestation au sujet des présumées agressions sexuelles sur des étudiantes de l’Université Laval le 15 octobre dernier. Elle n’a pas elle-même révélé le nom du député qui l’aurait agressé en 2014.

Dans une entrevue accordée au Journal de Montréal par la suite, M. Sklavounos a nié avoir agressé sexuellement Mme Paquet.

Dans sa lettre, il réitère qu’il considère “avoir toujours agi dans le plus grand respect des personnes que j’ai côtoyées”.

Il écrit qu’il souhaite que la lumière soit faite rapidement sur cette affaire. Et afin de ne pas entraver l’enquête, dit-il, “j’ai dû faire le choix difficile mais nécessaire de ne pas commenter davantage la situation”.

Depuis les allégations soulevées, l’attention a été portée vers le député montréalais, qui était jusqu’à son retrait du caucus le leader parlementaire adjoint.

Aucune accusation criminelle n’a été portée contre M. Sklavounos et les faits qu’on lui reproche n’ont pas été prouvés devant un tribunal.

M. Sklavounos a été élu pour la première fois à l’Assemblée nationale en 2007 sous la bannière du Parti libéral.

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