Chantal Levesque/Métro

Le retard dans la livraison des voitures Azur plombe les investissements qu’entend effectuer la Société de transport de Montréal (STM) l’an prochain.

Dans son plan des immobilisations (PI) 2017-2026, présenté cette semaine, des investissements de 887M$ sont prévus, dont 367M$ pour l’acquisition des trains Azur. Or, dans son dernier plan d’investissements rendu public à pareille date l’an dernier, la STM indiquait sa volonté de dépenser 1,15G$ dans ses installations. La moitié de ce montant devait servir à l’achat des nouvelles voitures de métro.

«C’est vrai qu’en 2017, ça diminue un peu, a convenu jeudi le directeur général de la STM, Luc Tremblay, mais ça augmente beaucoup plus en 2018. Il faut le regarder sur trois ans.»

En 2018, la STM veut investir 1,4G$ dans ses équipements. De ce montant, 565M$ seront consacrés à l’achat des voitures de métro.

Les difficultés qu’a éprouvées le consortium Alstom-Bombardier dans la conception d’un logiciel de conduite automatique du train a eu pour effet de retarder la livraison des premières voitures et, du même coup, leur acceptation par la STM. Celle-ci n’a donné le feu vert au consortium qu’en mai dernier, plutôt qu’en janvier.

Ces retards font en sorte que le calendrier de livraison des trains Azur a été révisé. Le nombre de trains qui doivent arrivés dans les garages de la STM en 2016 a diminué de 12 à 10, d’après le PI 2017-2026. «[Mais] il n’est pas encore convenu qu’on n’aura pas les douze prévus», a toutefois indiqué M. Tremblay, confiant.

Huit trains Azur roulent présentement dans le réseau du métro. Pour le moment, la STM en reçoit un à chaque mois.

«On pourrait toujours aller plus vite si ça se passe bien, a dit Luc Tremblay. Ce dernier a insisté pour dire que le dernier des 52 trains Azur commandés sera livré en septembre 2018.

 

Des bus hybrides achetés plus rapidement
Les bus hybrides ne seront pas achetés au même rythme qui était prévus l’an passé. La STM entend accélérer la cadence, en acquérant 51 bus en 2016, 107 en 2017 et 100 en 2018 (plutôt que 27 en 2016, 47 en 2017 et 184 en 2018). La concentration des grands chantiers dans l’Ouest de l’arrondissement de Ville-Marie et l’Est du Sud-Ouest explique cette accélération, mais aussi des bonifications de service à venir, a mentionné le directeur général de la STM, Luc Tremblay. Ce dernier n’a pas voulu en dire plus puisque les détails seront connus dans le budget 2017 de la STM.

Moins de bus remplacés
Moins de minibus seront achetés de 2015 à 2019 pour le transport adapté. Dans son PI 2017-2026, la STM a indiqué sa volonté d’en remplacer 57, plutôt que 76 l’an dernier. «Il y a un enjeu avec le fournisseur, a rapporté M. Tremblay. Les châssis ne seront plus disponibles. On est obligé de revoir la commande à la baisse.» L’industrie du taxi assurera les déplacements que les 102 minibus de la STM ne sont pas en mesure de faire. Avec les autres sociétés de transport du Québec, la STM tente de trouver d’autres fournisseurs. Elle espère que la situation reviendra à la normale en 2019, année à laquelle son contrat prendra fin.

Moins de mesures préférentielles pour bus
De 2017 à 2019, la STM prévoit dépenser 9,4M$ pour l’aménagement de voies réservées et l’installation de feux intelligents. Il s’agit d’une baisse de 34M$ par rapport à ce qui était prévu l’an passé. «La différence, c’est la vitesse avec laquelle on est capable de cheminer les dossiers, a dit Luc Tremblay. Ces dossiers ne sont pas évidents. Il y a plusieurs étapes à respecter.» Des changements apportés dans l’attribution des subventions de Québec sont également en cause. «On vise toujours 375km de mesures préférentielles pour bus pour le 375e, l’année prochaine, a insisté M. Tremblay. On travaille toujours avec la Ville de Montréal dans cette optique.» À ce jour, les bus de la STM peuvent rouler plus aisément sur 250km.

iBus : des paiments jusqu’en 2019
La STM paiera pour la mise en service de son système d’information en temps réel, iBus, jusqu’en 2019, mais le projet se concrétisera totalement au début de l’année 2017. «Il va y avoir des retenus sur contrat et des paiements d’équipements qui vont s’étirer au-delà de la période où on va implanter le service», a mentionné M. Tremblay. D’ici la fin de l’année, les derniers centres de transport seront équipés et les 90 bornes d’information seront testées, puis mises en service. L’application mobile qui permettra aux usagers des bus d’être informés en temps réel des aléas du service sera quant à elle à point au début de l’année prochaine.

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