Denis Beaumont Le SPVM mène l'enquête mais n'a pas encore de suspect.

L’assistant-directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Patrick Lalonde, a confirmé jeudi après-midi qu’un autre journaliste a été espionné par les services policiers.

La traque a eu lieu en décembre 2014, et a été menée dans le cadre d’une enquête sur un policier, selon le SPVM. M. Lalonde n’a pas dévoilé l’identité du journaliste ni du policier, puisque la cause se retrouve devant le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), a-t-il affirmé.

Le SPVM a reçu à cette époque une autorisation judiciaire lui permettant d’obtenir le registre des appels du journalistes.

Le service de police promet de donner davantage d’information sur ce dossier lorsque toutes les vérifications seront complétées, ce qui devrait être fait d’ici vendredi prochain, a dit M.Lalonde.

Lundi, La Presse révélait que son journaliste, Patick Lagacé, avait fait l’objet d’une traque de la part du SPVM pendant six mois. Les services policiers avaient eu accès au registre de ses appels entrants et sortants après avoir reçu l’autorisation par un juge.

M. Lalonde n’a pas été en mesure d’indiquer si le journaliste en question sera prévenu que ses appels ont été scrutés par le service de police. «Le dossier est devant DPCP donc on ne peut pas le commenter», a-t-il simplement précisé.

Le SPVM a affirmé que, dès jeudi, toutes les enquêtes qui touchent les «personnes à statut particulier», soit les juges, les élus et les journalistes, seront dorénavant autorisé par l’état-major du SPVM, donc le directeur et ses adjoints. «Dans chacun des cas, c’est le directeur du service de police qui va autoriser ou non d’aller de l’avant avec des techniques d’enquête particulières. Parfois, il faut prendre les moyens d’enquête disponibles pour arriver à porter des accusations», a justifié Patrick Lalonde.

Aussi dans Montréal :

blog comments powered by Disqus