Les quelque 2000 startups de Montréal emploient 8 000 personnes et génèrent actuellement des retombées économiques annuelles de 700M$, selon une étude inédite publiée jeudi.

«Montréal a des startups de qualité qui renferment un potentiel énorme», écrivent Christian Belair, Sylvain Carle et Philippe Telio, les auteurs de l’étude intitulée Portrait de l’écosystème startup montréalais.

Selon les données recensées, la cadence de création de startups a doublé depuis 2011. En tout, 22% d’entre-elles ont breveté leur technologie, 70% sont alignées avec le marché des produits et services pour villes intelligentes et 25% comptent des clients internationaux dans leur portefeuille.

«Montréal n’affiche pas encore de startups ayant franchi le seuil du 100M$ en matière de financement, mais certaines commencent à s’en approcher», notent les auteurs. La première, Blockstream, qui conçoit des «blockchains» pour enregistrer les transactions de bitcoins a levé 85M$ en deux rondes de financement. La seconde, Breather, qui loue des bureaux à l’heure, suit avec une récolte de 31M$, juste devant le fabriquant et vendeur de vêtements par internet, Frank & Oak (22M$).

«La ronde de financement médiane est de 400 000$, ce qui est relativement modeste», souligne le blogueur du magazine Les Affaires, Julien Brault qui a lancé cet été Harbacon, une startup offrant notamment un comparateur de produits et services financiers.

Pas étonnant, 60% des startups montréalaises, sont en phase de démarrage, selon l’étude. «Ceci dit, Montréal dispose d’un paquet d’atouts pour démarrer une startup: un coût de la vie peu élevé, de très bons designers grâce à l’industrie du jeu vidéo et une très forte concentration d’étudiants universitaires», ajoute M. Brault.

Selon le rapport, un des défis de Montréal, sera d’ailleurs de retenir les talents internationaux, d’augmenter l’exposition des étudiants aux startups et de simplifier les méthodes pour obtenir du financement.

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