Valérie Gagnon/TC Media Blair Dearhouse appuie les autochtones du Dakota du Nord qui s’opposent au développement de pipeline.

Des manifestants mohawks de Kahnawake ont bloqué l’accès au train de banlieue mercredi pour conscientiser la population au développement de pipeline sur le territoire de la communauté sioux de Stand Rock au Dakota du Nord.

«On veut bloquer le train pour qu’ils (les propriétaires de compagnies pétrolières) n’exportent pas de pétrole et qu’ils perdent de l’argent. On a besoin d’action. Nous n’avons pas besoin de parler la semaine prochaine, mais bien maintenant», fait valoir Blair Dearhouse de Kahnawake, lors d’un entretien avec TC Media à son campement, aux abords de la route 132, mercredi. C’est à cet endroit qu’un groupe de Mohawks de Kahnawake manifeste déjà depuis quelques jours, au pied du pont Honoré-Mercier, pour appuyer la communauté sioux de Stand Rock, dans le Dakota du Nord, qui s’oppose à la construction d’un pipeline.

«On n’est pas des manifestants, on n’est pas des activistes. Nous sommes des protecteurs de la Terre. Nous sommes ici en solidarité envers nos frères du Dakota pour arrêter le développement de pipeline», affirmait le Mohawk.

Les manifestants ont bloqué le train de banlieue dès mardi soir, vers 18h, pour conscientiser la population «qui ignore ce qui se passe avec les grandes entreprises pétrolières et comment ils empoisonnent la terre», mentionne M. Dearhouse, qui parle d’un blocage de 48h.

Nous pouvons vivre tous ensemble dans l’égalité et la paix, c’est tout ce que nous voulons. – Blair Dearhouse

En bordure de la route 132, les automobilistes peuvent voir une pancarte où il est inscrit #NODAPL (No Dakota Access Pipeline). Blair Dearhouse croit que l’énergie pétrolière n’est pas un besoin. L’exploitation de l’énergie solaire et éolienne est une meilleure alternative, selon lui. «Nous ne voulons pas que ces pipelines aillent à cet endroit parce qu’ils vont empoisonner des milliers de litres d’eau. Nous buvons tous de l’eau, nous avons tous besoin d’eau pour vivre et c’est pourquoi nous faisons ça. Nous avons besoin de conscientiser les gens», illustre-t-il.

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