MONTRÉAL — Les demandes urgentes d’aide alimentaire se sont multipliées en 2016, signale Moisson Montréal à l’occasion du dévoilement du Bilan-Faim.

La banque alimentaire et ses filiales de Laval et de la Rive-Sud ont reçu 946 578 demandes de soutien au cours du seul mois de mars — une hausse de 8 pour cent par rapport à l’année précédente.

De ce nombre, près de 35 000 concernaient des mineurs, déplore son directeur général.

Le directeur-général de Moisson Montréal, Richard Daneau, se désole que le fléau de l’insécurité alimentaire progresse toujours dans la grande métropole.

Il profite de l’approche du temps des Fêtes pour lancer à la population un appel à l’aide, qu’elle soit sous la forme de bénévolat, de contributions financières ou de dons de denrées.

M. Daneau constate par ailleurs une diversification alarmante de la clientèle de la banque alimentaire montréalaise, la plus importante au pays.

«Traditionnellement, c’était des gens qui vivaient dans l’itinérance ou qui étaient avec l’assistance sociale», a-t-il exposé, en entrevue avec La Presse canadienne.

«Ce qu’on voit de plus en plus c’est des gens qui ont des revenus d’emploi ou des étudiants qui ont des revenus de prêts et bourses, a-t-il poursuivi. C’est des gens qui sont quand même actifs dans la grande roue sociale et économique, mais qui n’ont pas assez d’argent pour joindre les deux bouts.»

M. Daneau estime que la 16e grande guignolée des médias, qui se tiendra le 8 décembre, permettra la confection de 20 000 paniers de Noël.

«Il y a des centaines de milliers de personnes qui ont besoin d’aide et on doit se solidariser collectivement», a-t-il lancé.

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