MONTRÉAL — Le maire de Montréal, Denis Coderre, estime que les événements entourant le décès de Christiane Vadnais, attaquée mortellement par un chien dangereux le 8 juin dernier, démontrent on ne peut plus clairement la nécessité de son règlement sur les chiens dangereux.

Le quotidien La Presse rapportait mercredi que le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) ne porterait aucune accusation contre le propriétaire du chien, Franklin Junior Frontal. La bête était sortie de la maison où l’homme l’avait laissée puis avait franchi la clôture menant au terrain de Mme Vadnais où celle-ci a été tuée.

Le maire Coderre dit comprendre la déception de la famille Vadnais, bien qu’il ne conteste pas la décision du DPCP.

Selon lui, toute l’affaire vient confirmer le besoin d’agir en amont pour protéger les citoyens contre les chiens dangereux.

«Pour moi, il est encore plus pertinent d’avoir ce règlement contre les chiens dangereux», a-t-il affirmé après la présentation du budget 2017 de la Ville de Montréal, mercredi.

La réglementation de la Ville, qui est contestée devant les tribunaux, est toujours suspendue en attendant la suite des procédures.

Le maire Coderre, toutefois, en avait long à dire sur les opposants au règlement, les accusant d’induire le public en erreur avec des affirmations erronées.

«On donnait l’impression que c’était pour être une euthanasie en série. Ça n’a rien à voir. Il y en a qui fabulent», a déclaré le maire.

«Ceux qui (ont déjà un chien dangereux) vont avoir cette clause grand-père de pouvoir les conserver, mais il va falloir qu’ils respectent des conditions: vous allez les museler, vous allez les stériliser, on va s’assurer qu’ils soient tous enregistrés», a-t-il ajouté.

Il a toutefois répété avec force que son rôle, en tant qu’élu, était de protéger les citoyens d’abord et avant tout.

«Moi je suis là pour protéger les gens. On reçoit toutes sortes de menaces, tout le monde nous envoie des lettres, Cindy Lauper et compagnie, ça vient de partout. Je m’en sacre», a laissé tomber le maire dans son langage coloré.

«Au bout de la ligne, gouverner, c’est choisir et c’est ça qu’on a décidé de faire. On choisit les humains», a-t-il ajouté.

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