Yves Provencher/Métro Luc Ferrandez

Projet Montréal a déploré l’absence de courage politique dans le quatrième budget de l’administration Coderre.

«C’est un écran de fumé», a lancé mercredi le chef de l’opposition officielle, Luc Ferrandez, à la suite de la présentation budgétaire de la Ville de Montréal.

En se basant sur le taux d’inflation calculé par l’Institut de la statistique du Québec, qui se situe à 0,6% de 2015 à 2016, il a décrié la hausse du fardeau fiscal des Montréalais. «Les taxes augmentent trois fois plus que l’inflation et les dépenses augmentent cinq fois plus que l’inflation», a-t-il fulminé.

Les dépassements budgétaires de Ville-Marie ont encore plus enflammé M. Ferrandez. Il a noté que l’arrondissement dirigé par le maire Denis Coderre a explosé ses budgets consacrés aux services professionnels (925 000$), aux services techniques (2,4M$) et aux contributions à des organismes (4M$). Au total, les prévisions budgétaires ont été dépassées de près de 11M$.

«C’est contraire à tout ce qu’il nous raconte de la capacité des arrondissements à couper dans les dépenses», a dit Luc Ferrandez.

Projet Montréal s’est aussi attaqué au programme quinquennal de la main d’œuvre (PQMO), qui a pour but de réduire les effectifs, soit de 2200 emplois, en l’espace de cinq ans. La conseillère de Maisonneuve–Longue-Pointe, Laurence Lavigne Lalonde, n’a pas hésité à parler de «magouille» puisque selon elle, la baisse de la rémunération globale de la Ville est attribuable à la loi 15 sur les régimes de retraite, qui a généré des économies de 69M$, et non au PQMO. «La rémunération globale de la Ville augmente de 18M$, a-t-elle décrié. Ce n’est pas une saine gestion.»

Projet Montréal a également condamné l’absence de statut de métropole, l’évolution galopante de la masse salariale et le statu quo sur la taxation commerciale.

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