FELIX O.J. FOURNIER TC MEDIA MTL

MONTRÉAL — Sept militants de Greenpeace Canada ont été arrêtés lundi lors d’une action effectuée au port de Montréal pour protester contre l’utilisation d’oléoducs pour transporter le pétrole des sables bitumineux, a fait savoir l’organisation environnementale.

Ces sept personnes risquent de faire face à des accusations de méfait, d’entrave au travail des policiers et d’introduction par effraction, a indiqué le Service de police de la ville de Montréal (SPVM). Elles étaient toujours détenues en milieu d’après-midi et devaient rencontrer des enquêteurs du SPVM.

Parmi ces militants, quatre s’étaient enchaînés sur le site dès 6h du matin, lundi, précise Greenpeace: deux sur les grilles d’entrée des lieux et deux autres à la base des tours de chargement du pétrole des sables bitumineux.

Trois activistes étaient en hauteur, ayant escaladé au lever du jour ces mêmes tours de chargement au terminal de la Ligne 9b de la compagnie Enbridge, au port de Montréal. Ils ont été délogés de leur perchoir en début d’après-midi et été arrêtés. Ils avaient préalablement déployé une bannière sur laquelle il était inscrit: «Stop pipelines: Protégeons l’eau et le climat».

Des manifestants se trouvaient également dans un parc à proximité du terminal pétrolier et d’autres y sont arrivés en kayak.

«Les activistes sont extrêmement préoccupés, avec raison, par les risques pour l’eau potable en cas de déversement du pétrole lourd des sables bitumineux», a dit un porte-parole de Greenpeace Canada, Patrick Bonin, qui se trouvait au port de Montréal.

Il soutient qu’il n’y pas de Plan B pour l’approvisionnement en eau de millions de personnes à Montréal en cas de déversement.

L’action entreprise lundi visait aussi à dénoncer l’approbation par le gouvernement de Justin Trudeau la semaine dernière de projets concernant l’oléoduc Trans Mountain, de Kinder Morgan, et la ligne 3 d’Enbridge (TSX:ENB) dans l’ouest du pays.

«C’est l’expansion des sables bitumineux», a dit M. Bonin, qui a qualifié «d’incohérence sans nom» cette décision de la part d’un gouvernement qui se targue de lutter contre les changements climatiques.

Greenpeace signale au premier ministre Trudeau et à ses homologues des provinces qu’ils rencontreront une résistance si des pipelines sont construits.

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