THE CANADIAN PRESS Glen Crossley

MONTRÉAL — L’homme reconnu coupable de délit de fuite après l’accident qui avait coûté la vie au médaillé olympique Victor Davis en 1989 sur l’île de Montréal a été accusé mardi d’homicide involontaire dans une affaire distincte.

Glen Crossley a été formellement accusé relativement au décès d’Albert Arsenault, un homme de 70 ans mort en septembre dernier à la suite d’un incident dans un bar de Montréal.

L’accusé, âgé de 46 ans, s’est rendu aux autorités lundi, après qu’un parent l’eut informé de l’existence d’un mandat d’arrestation contre lui. Il a comparu brièvement par visioconférence mardi après-midi. Il n’a pas encore prononcé de plaidoyer sur l’accusation d’homicide involontaire.

Glen Crossley avait été condamné en 1992 à une peine de 10 mois de prison pour avoir fui les lieux de l’accident qui avait coûté la vie au champion nageur Victor Davis à Sainte-Anne-de-Bellevue, dans l’ouest de l’île de Montréal. Le quadruple médaillé olympique était mort de ses blessures, à l’hôpital, deux jours après l’accident de la circulation.

Glen Crossley, qui était au volant de la voiture ayant heurté le nageur, avait purgé quatre mois de sa peine avant d’être libéré.

Dans le cas d’Albert Arsenault, la police, selon la famille, a d’abord cru que le septuagénaire, un pompiste à la retraite, était mort de cause accidentelle, mais le fils a entendu une autre version et a poursuivi l’enquête. La fille de la victime, Rachel Arsenault, a expliqué que la famille voulait savoir ce qui est réellement arrivé.

Rachel Arsenault a affirmé que la famille croyait que le septuagénaire faisait dos à un escalier de quelques marches avant d’être poussé, puis de subir une fracture à la tête et une défaillance cardiaque.

L’homme à la forte carrure physique avait fait d’autres chutes précédemment, mais était dans un bon état de santé, a indiqué sa fille en entrevue.

La famille n’a pas assisté à la mise en accusation, mais suivra de près les procédures à venir.

La police de Montréal a indiqué, mardi, que les enquêteurs des crimes majeurs avaient déterminé que la mort de la victime n’était pas accidentelle, mais qu’il s’agirait plutôt d’un acte criminel. Ils en sont venus à cette conclusion grâce aux résultats de l’autopsie pratiquée sur la victime et aux informations recueillies au cours de l’enquête.

Ni la poursuite ni la défense n’ont voulu discuter avec les médias des circonstances de la mort d’Albert Arsenault.

Glen Crossley doit comparaître à nouveau mercredi pour demander sa libération sous caution.

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