Josie Desmarais / Métro Chantal Racette

Les cols bleus de Montréal ont appuyé la présidente de leur syndicat, Chantal Racette, à 66 % lors d’un vote de confiance tenu jeudi.

Parmi les 6 500 membres du syndicat qui étaient appelés à voter, 914 se sont prononcés hier à l’Église St-Arsène, sur la rue Bélanger, à Montréal. D’entre eux, 601 ont donné leur appui à Mme Racette, 303 ont voté contre, et 10 personnes ont annulé leur vote.

«Je suis là pour les conditions de travail des membres, pas pour des petites guéguerres internes», a déclaré la présidente lors d’un point de presse suivant l’annonce des résultats, selon ce qu’a rapporté le quotidien La Presse.

Un panel de sept observateurs indépendants avait été nommé pour superviser le dépouillement du vote.

La tenue de ce vote, demandé par Mme Racette elle-même, a suscité de nombreuses critiques.

Selon des opposants qui se sont présentés sur les lieux du scrutin en après-midi, le vote n’était pas légitime puisque sa tenue n’a pas été approuvée au préalable par l’exécutif en assemblée.

Seulement 14 % des cols bleus  de Montréal ont voté jeudi. Ce faible taux de participation a confirmé l’illégitimité du scrutin aux yeux des opposants de la présidente. «Dans les faits, seulement 9 % des 6 500 cols bleus ont voté pour Mme Racette», a déclaré le vice-président du syndicat des cols bleurs, Michel Martin, à TVA Nouvelles.

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui chapeaute le Syndicat des cols bleus de Montréal, avait déclaré mercredi ne pas cautionner le vote, car celui-ci ne respecterait pas les règles.

Ce scrutin survient dans une période houleuse pour la présidente du Syndicat des cols bleus.

Mardi, le syndicat a été condamné à verser 103 000 $ en amendes pour outrage au tribunal, en lien avec une assemblée syndicale au Palais des congrès qui a défié une injonction. Mme Racette a elle-même été condamnée à verser 50 000 $.

Mercredi, le Journal de Montréal dévoilait que quelque 600 membres du syndicat demandaient la destitution de la présidente. Le quotidien montréalais avait d’ailleurs allégué en décembre que la présidente avait fait installer des dispositifs de surveillance sous le véhicule de deux directeurs syndicaux.

Lors d’un vote de confiance ce même mois, 50,6 % des membres du syndicat avaient désavoué la présidente, qui avait néanmoins décidé de rester en poste.

En mêlée de presse mercredi, le maire de Montréal, Denis Coderre, n’a pas voulu se prononcer sur cette affaire.

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