Collaboration spéciale Lana Stewart

Lana Stewart a enfourché pour une première fois son vélo pendant l’hiver lorsque son fils avait deux ans. Ils se sont rendus au Canal Rideau, à Ottawa, où ils habitent, pour profiter d’une belle journée froide. Depuis, dès qu’elle le peut, cette spécialiste des communications roule à vélo pour ses déplacements quotidiens. Alors que s’ouvre mercredi le Congrès du vélo d’hiver de Vélo Québec, Métro s’est entretenu avec celle qui roule le plus souvent sur deux roues, même durant la saison froide.

Qu’est-ce que vous aimez dans le cyclisme d’hiver?
Je suis une mère qui travaille. En utilisant mon vélo, mes déplacements deviennent prévisibles. Je sais que ça va me prendre 15 minutes le matin pour me rendre au travail et que ça va me prendre 20 minutes à la fin de la journée pour me rendre au service de garde de mon fils. Les conditions météorologiques ont très peu d’impact sur mes déplacements.

Que faites-vous lorsqu’il y a des chutes de neige importantes?
Je prends le bus.

Comment sont les déplacements à vélo, l’hiver, à Ottawa?
C’est généralement facile. Il y a un réseau hivernal de pistes cyclables déneigées d’environ 40km.

Comment êtes-vous équipée pour le vélo d’hiver?
J’utilise le même vélo toute l’année. La seule chose que je change pendant l’hiver, ce sont les pneus. J’utilise des pneus plus solides. Et je m’assure d’avoir de bons phares à l’avant et à l’arrière de mon vélo. C’est tout.

«[À vélo], je choisis des rues plus tranquilles, surtout quand mon fils m’accompagne.» – Lana Stewart

Comme parent, quel est le plus grand défi que pose le vélo hivernal?
À Ottawa, les écoles et les autres destinations importantes ne se trouvent pas sur le réseau hivernal de pistes cyclables. Donc, c’est plus difficile de se rendre à certains endroits. Habituellement, je prends les petites rues pour me rendre à l’école de chez moi, mais comme elles ne sont pas bien déneigées pendant l’hiver, je dois me déplacer sur des rues plus achalandées. Ce n’est pas toujours confortable d’y faire du vélo avec son enfant.

Lorsque votre fils de huit ans vous accompagne, est-ce que vous modifiez votre trajet?
Nous utilisons des voies où nous pouvons rouler en toute sécurité ou des rues où il y a très peu de circulation automobile. Quand nous devons nous rendre à ses activités récréatives, nous nous déplaçons le jour. Alors, je me sens confortable de faire du vélo avec lui. Le soir, nous optons pour la marche afin de rentrer à la maison.

Et quelle est la réaction des automobilistes quand ils vous voient rouler à vélo pendant l’hiver, entourés de bancs de neige? Font-ils plus attention?
Je ne vois pas de différence entre l’hiver et le reste de l’année. J’emprunte le plus possible les pistes cyclables. Mais je lis leurs remarques désobligeantes sur les réseaux sociaux et j’ai peine à croire que ces gens se retrouvent sur la route. Ça semble dangereux de rouler à côté des bancs de neige, mais sur notre vélo, on voit bien si la chaussée est glissante. La plupart du temps, du moins à Ottawa, les routes sont très bien déneigées. On y voit l’asphalte. Alors, c’est aussi convivial de rouler en janvier qu’en juillet.

Quand il est question de cyclisme utilitaire, il est souvent question de la ville de Copenhague. Pensez-vous que des villes d’Amérique du Nord, comme Ottawa ou Montréal, peuvent être des villes où il fait bon faire du vélo tous les jours, même en hiver?
Oui. La perception du public sur qui est un cycliste et où il se déplace change de plus en plus. L’image qui nous revient le plus souvent est un homme en Spandex sur un vélo d’élite. À Copenhague, on voit souvent des parents, sur des vélos cargo ou même avec des enfants à bicyclette, se rendre à toutes leurs destinations. C’est courant. Alors, c’est possible. Bien des gens aimeraient [que la pratique du vélo soit plus conviviale en Amérique du Nord]. On y travaille, mais c’est possible.

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