Réunis à Montréal en fin de semaine, près de 200 personnes proches du monde éducatif ont planché pour déterminer une douzaine de propositions qui définiront «l’école de demain».

«Il y a vraiment un appétit et de la place pour de l’innovation dans le milieu scolaire», explique Christian Belair, cofondateur de Credo, une firme de conseil en impact social à l’initiative de ce regroupement.

De vendredi à dimanche, des enseignants, des élèves, des parents d’élèves, des designers ou encore des programmeurs venus de tout le Québec se sont répartis dans 13 équipes de travail. L’objectif était de réfléchir sur l’un des quatre thèmes définis au préalable visant les écoles primaires: le suivi du parcours éducatif, l’évaluation pour les enseignants, l’architecture d’une école et le menu proposé à la cantine.

Des projets pilotes souhaités
Cette initiative était appuyée par différents organismes et intervenants du milieu éducatif. «C’est important de s’adapter aux réalités d’aujourd’hui et d’avoir une grande réflexion sur les besoins, actuellement, des élèves», détaille Fabrice, fondateur de Pour 3 Points, un organisme qui forme des coachs sportifs, appelés à devenir des mentors pour les plus jeunes.

Alors que des plateformes informatiques pour améliorer les relations entre l’élève, les parents et les professeurs ont notamment été proposées, toutes ces propositions vont être envoyées au ministère de l’Éducation, qui comptaient quelques représentants durant cet événement.

Certaines d’entre elles pourraient prochainement voir le jour, espèrent les organisateurs. «L’idée, c’est de pouvoir créer des zones test dès l’automne afin d’y implanter des projets pilotes», indique Christian Belair, avant de préciser que plusieurs groupes continueront de bénéficier du soutien des organismes présents pour peaufiner leurs projets durant les trois prochains mois.

«Il ny a plus de temps à perdre»
Présent sur place, le président de la Société de développement Angus, qui prévoit la mise en place d’un vaste projet incluant commerces, bureaux et logements dans l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, Christian Yaccarini compte quant à lui s’inspirer de ces idées pour la construction d’une école publique.

«La Commission scolaire de Montréal (CSDM) m’a approché l’an passé, me disant qu’il manque des écoles dans l’arrondissement, assure-t-il. On veut profiter de ces réflexions sur nos écoles pour réfléchir à l’école de demain.»

Alors qu’un groupe a proposé un bâtiment de trois étages éco-responsable – avec la présence d’un toit vert – regroupant une piscine, une cuisine et un gymnase, Christian Yaccarini estime qu’«il n’y a pas de temps à perdre».

«Ces concepts sont intéressants et il faut se servir de ces débats publics pour proposer des projets rapidement, ajoute l’homme d’affaires, qui vise une ouverture pour «2020 ou 2021, si ça ne tient qu’à moi».

Différent du «Lab-école»
Intitulée «Repenser l’école», cette initiative citoyenne est pourtant différente du projet du même nom dévoilé par Québec la semaine dernière.

Avec ce «Lab-école», trois personnalités, le cuisinier Ricardo Larrivée, l’architecte Pierre Thibault et le triathlète Pierre Lavoie se sont vu confier un budget d’1,5M$ pour réfléchir, durant un an, à l’école du futur.

«On va prendre contact avec eux. Plus de gens s’engageront pour le bien-être de l’enfant, mieux ce sera», confie Christian Belair.

Aussi dans Montréal :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!