Plusieurs éducatrices appartenant au réseau des Centres de la petite enfance (CPE) ont manifesté leur mécontentement mercredi face à l’absence de négociation avec leur association patronale.

«Bien que les négociations nationales aient débuté entre la partie syndicale, une majorité de CPE et le ministère de la Famille, il en va autrement pour les 133 CPE regroupés au sein de l’Association patronale nationale des CPE (APNCPE)», peut-on lire dans un des distribués devant plusieurs CPE de Montréal et de Laval.

Les travailleurs reprochent à leur association patronale de refuser «sans raison valable» d’intégrer la table de négociation nationale. «Or, c’est à cette table que sont discutées les questions d’ordre financier (salaires, vacances, retraite, budget de formation, stabilité de la main-d’oeuvre, etc.)», indiquent-ils. «À cause de l’entêtement de notre association patronale, nos travailleuses ne verront pas leurs conditions de travail mises à niveau comme les autres travailleuses du Québec», a déploré en conférence de presse mercredi Nathalie Fontaine, négociatrice syndicale qui représente les travailleuses de Montréal et de Laval.

De son côté, le président de l’APNCPE reproche au syndicat de négocier de mauvaise foi et a entamé des poursuites devant le tribunal administratif du travail. La décision sera rendue dans quelques semaines, mais le syndicat reproche au président de l’association de gaspiller des fonds publics en frais d’avocat, alors que les associations patronales des neuf autres régions sont présentes à la table nationale de négociation.

«À la table nationale, les associations patronales n’ont qu’un rôle d’observateur. Nous ce qu’on demande c’est de pouvoir négocier directement les clauses régionales et de pouvoir soumettre certains éléments de la négociation nationale à nos membres. On ne peut pas signer un chèque en blanc sans savoir de quoi il en retourne», répond Chantal  Bellavance, porte-parole de l’APNCPE.

Les travailleuses et travailleurs indiquent avoir adopté un plan de mobilisation qui comprend certains moyens de pression, tout en excluant le recours à la grève. «Dans certains CPE, l’association patronale a donné comme mot d’ordre de donner des mesures disciplinaires aux éducatrices qui colleraient avec des gommettes des décorations aux couleurs de la négociation nationale. C’est vous dire à quel point l’association patronale fait de la répression», résume Carole Leroux, présidente du syndicat des travailleuses(eurs) affilié à la CSN.

Pour Mme Bellavance, le syndicat sait très bien quelles sont les règles à respecter en matière de moyens de pression et souligne que le syndicat n’est pas exempt de reproches en ayant par exemple placardé d’affiches dans la nuit des bureaux de l’association. «Ils menacent aussi de lancer des négociations par CPE, ce qui en terme de bonne gestion des fonds publics ne serait vraiment pas l’exemple à donner», conclut-elle.

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