Gérard Legault/TC Media

L’état d’urgence a été décrété à Laval dimanche à cause des inondations.

«Nous sommes très bien structurés, affirme Pierre Brochet, directeur du Service de police de Laval qui agit à titre de coordonnateur des mesures d’urgence. Notre équipe est déployée sur le terrain, la structure est efficace, mais nous avons besoin d’aide pour les sacs de sable et l’accès à certains lieux.»

Dans cette optique, Pierre Brochet a donc demandé l’appui de l’Armée canadienne qui a débarqué au centre opérationnel des mesures d’urgence de Laval vers 13h.

Ce sont donc 150 militaires qui viendront renforcer les rangs des 200 cols bleus actuellement déployés.

«Ils nous donneront un coup de main dans la livraison des sacs de sable, explique M. Brochet. Nous avons actuellement le double de la demande de ce que l’on produit.»

Ces sacs de sable servent à créer des digues pour tenter de contrôler le flux de l’eau et protéger les maisons.

L’armée, avec ses équipements spécialisés, nous aidera aussi à accéder à certains secteurs moins accessibles, ajoute le directeur Brochet. Les militaires en déploiement viendront donc soutenir notre équipe qui travaille déjà très bien. »

Malgré cette organisation, le nombre de résidences et de rues évacuées grimpait rapidement dimanche. Vers 13h30, selon les informations obtenues à ce moment par l’équipe des mesures d’urgence, 142 résidences et 80 rues étaient inondées.

C’est le cas de Pierrette Comtois, 71 ans. Dès 5h30 dimanche matin, la rivière des Mille-Îles a trouvé le chemin de sa résidence de la 69e avenue, à l’angle du boulevard Lévesque ouest.

«Je suis quand même loin de la rivière, mais l’eau passe par le réseau fluvial, raconte tristement celle dont le logement au sous-sol est inondé. En 20 ans, je n’ai jamais vu cela. Il y a près de deux pieds d’eau en bas et ça continue de monter… vite à part de ça.»

Comme plusieurs citoyens, elle a composé le 311 pour obtenir de l’aide.

«Ils sont venus me voir, mais n’avait pas de solution pour moi, dit Mme Comtois. Je les comprends, ils sont débordés. Par contre, si je suis évacuée, je ne sais pas où on ira mon conjoint et moi, puisqu’on n’a pas de famille à Laval.»

À côté de chez Mme Comtois, le voisin et un superviseur de la Ville de Laval sont en pleine altercation. Le premier, paniqué, considère qu’on devrait lui livrer des sacs de sable plus rapidement pour éviter que l’eau n’entre chez lui. Le second, épuisé des 14 heures en ligne qu’il affirme avoir travaillé, lui rappelle qu’il n’est pas la priorité, mais que ses collègues reviendront après le dîner.

Assistance au 311
Pierre Brochet rappelle aux citoyens d’être raisonnable en appelant le 311. Tous les appelants recevront une assistance, selon la priorité de leur situation.

Au moment d’écrire ces lignes, 33 résidences avaient été évacuées et seulement trois personnes avaient été accueillies dans les centres d’hébergement prévus à cet effet.

«Nous privilégions une relocalisation dans les familles, mais nos centres sont prêts à recevoir les personnes évacuées», mentionne Pierre Brochet.

Du côté des îles Verte et Roussin, malgré la recommandation des autorités, une vingtaine de résidents refusaient de quitter les lieux.

Plus de détails suivront à la suite du point de presse du ministre de la Sécurité public, Martin Coiteux, vers 16h.

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