TC Media Archives L'agrile du frêne.

Craignant que l’abattage massif des frênes du mont Royal ne soit nécessaire en raison de la présence soutenue de l’agrile, cet insecte nuisible, Projet Montréal réclame qu’un plan d’action d’urgence soit élaboré afin de préserver la canopée de la montagne.

«On a sous-estimé l’ampleur du problème, a déploré mercredi le conseiller de Joseph-Perreault, Sylvain Ouellet. On est mal préparé et maintenant on est obligé d’agir en urgence. Ça risque de coûter plus cher et d’être moins efficace.»

La Table de concertation mont Royal a tenu, il y a deux semaines, une réunion sur le problème de l’agrile du frêne. Ses membres, qui représentent les grands propriétaires, la Ville de Montréal et des organismes, ont convenu de la nécessité d’agir rapidement, a rapporté M. Ouellet, qui a assisté aux échanges.

«[Toutefois] il n’y pas d’inventaire à jour sur le mont Royal, a décrié le conseiller de Projet Montréal. Il n’y a pas de plan d’action parce qu’il n’y pas des données de base.»

La présence de l’agrile du frêne est concentrée sur une superficie d’un kilomètre carré sur le flanc est du mont royal. D’après Sylvain Ouellet, l’insecte a commencé à attaquer les frênes situés dans les boisées, ce qui risque de complexifier les interventions. «La machinerie ne passe pas (…) et il faut faire affaire avec plein de joueurs. Ce n’est vraiment pas évident», a mentionné le porte-parole de l’opposition en matière d’environnement, de développement durable et des grands parcs.

Si ces frênes devaient être abattus, le mont Royal serait dénaturé, a indiqué M. Ouellet, qui a aussi souligné les impacts environnementaux. «Aucun Montréalais n’accepterait que le mont Royal se fasse dégarnir, comme aucun New-Yorkais accepterait que le Central Park se fasse dégarnir», a-t-il dit. C’est le mont Royal. C’est le poumon du centre-ville.»

Dans son rapport déposé cette semaine au conseil municipal, la vérificatrice générale, Michèle Galipeau, a noté l’absence «[d’]un bilan ou [d’]un diagnostic formel dressant le portrait global de l’état de l’évolution de la situation» de la lutte contre l’agrile du frêne.

Le responsable de l’environnement, des grands parcs et des espaces verts au sein de l’administration Coderre, Réal Ménard, a convenu mercredi que la progression de l’agrile du frêne sur le mont Royal est «préoccupante». «Est-ce qu’on est en train de perdre le mont Royal et est-ce que la situation est alarmiste? À cela, on répond non», a dit M. Ménard.

La Ville inventorie actuellement les frênes sur le mont Royal. Depuis 2012, près de 200 de ces arbres ont dû être coupés en raison de la présence de l’agrile. Des traitements au Treazin ont été administrés aux 650 frênes se trouvant sur les plaines gazonnées. Ceux qui s’élèvent dans les boisés seront traités cet été, a indiqué Réal Ménard. Ce dernier doit rencontrer les représentants des grands propriétaires institutionnels du mont Royal lundi prochain pour déterminer «une stratégie intégrée d’intervention».

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