Graham Hughes Graham Hughes / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Une poignée de manifestants anticapitalistes ont marché dans des rues du Vieux-Montréal, samedi, jour de célébrations de la Fête du Canada, pour dénoncer ce qu’ils qualifient de politiques racistes et colonialistes du Canada.

Environ 20 personnes vêtues de noir ont lancé des dépliants et ont crié des slogans dans le secteur prisé des touristes. Plusieurs passants curieux s’arrêtaient pour prendre des photos des manifestants, moins nombreux finalement que les quelques dizaines de policiers à pied ou à vélo aux alentours.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a indiqué qu’il n’y avait pas eu d’arrestation ou de geste de vandalisme.

Le SPVM avait dit plus tôt qu’il ne permettrait aucun acte de vandalisme en ce jour de célébrations de la fête du Canada. La police entendait surveiller de près tout rassemblement, y compris celui de la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC).

Sur son site web, la CLAC a invité la population à perturber le plus possible la fête du Canada, notamment en s’en prenant à des symboles du «colonialisme canadien». Elle incitait, entre autres, les participants à arracher les drapeaux du Canada des bâtiments gouvernementaux et à les brûler.

La CLAC avait annoncé une marche de protestation dès 11 h à la Place d’Armes, dans le Vieux-Montréal, dans le cadre de ce qu’elle appelle la Journée antiCanada.

Vers 11 h 30, la vingtaine de manifestants se sont mis en marche derrière une banderole avec l’inscription bilingue «Fuck (le) colonialism(e)». Sous escorte policière, les manifestants ont amorcé leur marche sur la rue Notre-Dame.

Rapidement, une poignée de gens — quatre ou cinq hommes, dont un avec un casque à l’effigie de l’unifolié canadien — les ont apostrophés, disant qu’ils faisaient «honte» au Canada. Après de brefs propos échangés au milieu de policiers, la marche a repris.

La CLAC dénonce que le 150e anniversaire du Canada soit célébré alors qu’à son avis, l’histoire du pays est marquée par le colonialisme, l’impérialisme et le racisme.

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