Mathias Marchal | Métro La chef de Projet Montréal, Valérie Plante, devant les restes de l'édifice Robillard.

Huit mois après l’incendie d’un immeuble patrimonial du Quartier chinois appelé édifice Robillard, les débris contaminés à l’amiante tardent à être ramassés, déplore Projet Montréal.

«Il faut que ça cesse. La loi permet de nettoyer, de démanteler le site et d’envoyer la facture au propriétaire», a affirmé mercredi la cheffe de Projet Montréal, Valérie Plante, qui a accusé du même souffle le maire Denis Coderre de «laxisme».

Les débris ont été laissés à l’air libre pendant plusieurs mois jusqu’à ce qu’un reportage de TVA rapporte en mai dernier que l’édifice Robillard contenait de l’amiante, ce qui posait des risques pour la santé des voisins. Des bâches ont par la suite été installées autour du site, mais elles ne couvrent pas les débris, a dénoncé l’opposition officielle à l’hôtel de ville.

L’arrondissement de Ville-Marie a indiqué par voie de communiqué qu’il envisage de réaliser les travaux de démolition et de décontamination puisque le propriétaire de l’édifice Robillard, qui est l’entreprise 7783043 Canada inc, tarde à les effectuer. À ce jour, onze constats d’infraction lui ont été remis «pour ne pas avoir démoli ce qui reste de son bâtiment, ramassé les débris et nettoyé le site», a mentionné la porte-parole de la Ville, Marie-Eve Courchesne. Des amendes totalisant 11 606$ ont été infligés au propriétaire.

Le propriétaire avait pourtant trouvé un entrepreneur pour effectuer les travaux, mais il a cessé de payer les factures ce mois-ci, a rapporté la Ville. Métro a tenté de rejoindre le propriétaire pour obtenir ses explications, mais au moment de mettre en ligne, personne n’avait rappelé.

L’arrondissement a par ailleurs embauché la firme Gesfor pour évaluer la présence d’amiante dans les débris et le niveau de contamination. Son rapport doit être remis à la Ville sous peu.

L’édifice Robillard, qui se trouve sur le boulevard Saint-Laurent et qui a hébergé à partir de 1896 la première salle de cinéma au Canada, a été incendié en novembre dernier. Ce brasier avait nécessité l’intervention de plus de 125 pompiers.

Des travaux étaient alors en cours dans le bâtiment centenaire. Une enquête policière a été déclenchée pour connaître la cause de l’incendie. À la suite de celui-ci, l’opposition officielle a dénoncé le manque de pugnacité de l’administration Coderre dans la protection des édifices privés laissés à l’abandon.

 

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