Mario Beauregard/Métro L’école Rose-des-Vents

Grâce à une décision du Tribunal administratif du travail (TAT), l’école alternative Rose-des-Vents, dans le quartier Rosemont, pourra conserver des groupes réunissant des enfants de trois niveaux scolaires, du moins pour la prochaine année.

Le litige opposait les professeurs à leur syndicat, l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal, qui avait refusé en avril de renouveler une entente particulière permettant de se soustraire à une clause de la convention collective nationale des enseignants. Celle-ci prévoit que dans les écoles de plus de 65 élèves, seuls les groupes réunissant deux niveaux sont permis, à moins d’une entente spéciale.

«Le syndicat a agi de manière arbitraire et discriminatoire, a noté le juge du TAT. Il ne s’est pas questionné sur les raisons des ententes depuis 30 ans et sur la situation particulière […] de Rose-des-Vents.» Le juge déplore que l’Alliance n’ait pas avisé début 2016 que 2016-2017 allait être la dernière année de l’entente. On a plutôt promis une «table de travail» pour réfléchir sur le sujet, mais le syndicat n’a pas respecté cet engagement selon la décision rendue par le TAT.

Luc Marchessault, parent d’élève et membre du comité de mobilisation, a dit à Métro qu’il s’agit d’un «très grand soulagement» tant pour les enseignants que pour les parents et la direction, à quelques jours de la rentrée. «C’est un peu le branle-bas de combat pour refaire les groupes, mais il va y avoir une bonne ambiance c’est certain, a-t-il assuré. On va pouvoir reprendre les festivités du 30e anniversaire de l’école, qui ont été mises sur la glace à cause du litige.»

La présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), Catherine Harel Bourdon, qui appuyait les enseignants depuis le début, s’est réjouie aussi «que la communauté ait été entendue». Toutefois, le TAT a ordonné que l’entente ne soit maintenue que pour 2017-2018. «On va essayer de travailler rapidement avec le syndicat pour l’année suivante», a soutenu Mme Harel-Bourdon.

L’exécutif de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal n’a pas souhaité réagir à la décision mardi.

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