La nouvelle édition des Jardins de lumière d’Espace pour la vie sera marquée par la réouverture du Jardin de Chine, fermé pour travaux depuis trois ans. Le Jardin des Première-Nations fera aussi son apparition, animé par des projections et des sons, sous le signe de la nature. L’événement prend place au Jardin botanique de 
Montréal à partir de vendredi et jusqu’au 31 octobre.

Un Jardin de Chine flambant neuf
Après de trois années de travaux qui ont vu s’activer ouvriers chinois et québécois, le Jardin de Chine est placé sous l’égide du drago, une créature qui inspire la peur en Occident, mais est mythique et sacré en Chine. Les sentiers courent autour d’une étendue d’eau azur, dans laquelle trône un immense dragon de 15 m de longueur et de 5 m de hauteur. Shen Long, maître de la pluie, garde précieusement sa perle synonyme de sagesse ou d’immortalité.

Le jour, la couleur rouge des bâtiments fait ressortir l’architecture traditionnelle chinoise, ses colonnes et ses toits voûtés. «La toiture du pavillon principal a fait l’objet d’un travail minutieux de la part de 12 artisans venus spécialement de Chine pour s’occuper des tuiles», explique Émilie Cadieux, agente culturelle d’Espace pour la vie. La nuit, le jardin est éclairé par la lueur de 900 lanternes, toutes fabriquées en Chine. En plus des lanternes, de la lumière jaillit aussi de l’intérieur de l’immense dragon Shen Long.

L’éveil des sens
Le parcours qui nous conduit de la Chine au Japon, en passant par la forêt des Premières Nations, est animé par des bruits, des lumières, des odeurs. Si les traditionnelles lanternes chinoises y sont encore à l’honneur – elles fêtent d’ailleurs leurs 25 ans cette année –, dans le Jardin des Première-Nations, l’ambiance est tout autre. Un gigantesque peuplier de 70 ans trône au milieu d’un boisé, sur lequel sont projetées des lumières, illustrant le cycle des saisons. «L’hiver, par exemple, symbolise la sagesse, la vieillesse. Cette saison sera représentée par une aurore boréale qui va, peu à peu, rejoindre le sol», expliquent Félix Daguenais et Louis-Xavier Gagnon-Lebrun, les deux artistes derrière cette œuvre. En plus de la lumière, l’arbre sacré projettera des sons, des battements de cœur, symbolisant la vie de la nature. Le bruit des arbres fait aussi partie intégrante de l’œuvre, qui se veut immersive et contemplative. Dans le Jardin japonais, l’odeur de la plante caramel embaume dans un décor paisible agrémenté par le bruit d’une chute d’eau.

Des visites participatives
Cette année, le public sera invité à participer à plusieurs activités dans les différents Jardins. «Nous voulons faire vivre une expérience plus participative», raconte Émilie Cadieux. Dans le Jardin chinois, un autre dragon est exposé, sans ses écailles. «Le public pourra écrire un mot sur des écailles, et les poser sur le dragon», explique l’agente culturelle. Dans le Jardin japonais, le public pourra s’asseoir sur un tatami, réchauffé par un brasero, «pour vivre l’automne à la japonaise», affirme Sonia Dandaneau, qui s’occupe de ce Jardin.

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