Collaboration spéciale Jeanne Mance

La station de métro Saint-Laurent devrait porter le nom de Jeanne Mance, qui est considérée depuis 2012 comme la cofondatrice de Montréal, ont réclamé mardi des organismes de plusieurs horizons.

La Fondation Lionel-Groulx, la Centrale des syndicats du Québec, la Société des professeurs d’histoire du Québec et les Religieuses hospitalières de Saint-Joseph sont au nombre des organismes qui aimeraient que la station de métro, qui se trouve à l’angle des boulevards Saint-Laurent et de Maisonneuve, soit renommé en l’honneur de celle qui a fondé et dirigée l’Hôtel-Dieu.

Dans une lettre qu’ils ont transmise à la Ville de Montréal et la Société de transport de Montréal (STM), ils avancent que cette modification à la toponymie montréalaise «[enverrait] à toutes les femmes de Montréal et du Québec le message que leur légitime exigence de reconnaissance du rôle des femmes dans notre histoire commence enfin à être entendue».

Ils précisent aussi que ce changement de nom ne lèserait personne puisque Saint-Laurent est honoré de plusieurs façons dans la métropole, notamment avec l’arrondissement qui porte son nom.

La STM a indiqué qu’un moratoire sur le changement de nom des stations de métro est présentement en vigueur. Toutefois, si une exception était acceptée, comme cela a été le cas en 2014 pour la station Square-Victoria qui contient depuis la mention OACI, le conseil d’administration devrait l’approuver.

«Tous les noms de stations de métro réfèrent à un nom de lieu situé à proximité en surface, a expliqué la porte-parole de la STM, Amélie Régis. Comme la rue Jeanne-Mance est située à proximité de la station Place-des-Arts et non Saint-Laurent, cela pourrait porter à confusion.»

Le cabinet n’avait pas réagi au moment de mettre en ligne.

Avec d’autres colons, dont Paul Chomedey de Maisonneuve, Jeanne Mance est arrivée sur l’île, qui porte aujourd’hui le nom de Montréal, en 1642. L’année suivante, elle a fondé un petit hôpital, où tous pouvait se faire soigner. Elle a également conseillé Paul Chomedey de Maisonneuve dans la gestion de la colonie ainsi que Marguerite Bourgeois dans la mise sur pied d’un système d’éducation. Elle est morte en 1673.

Plus de 300 ans après sa mort, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a demandé à l’historien Jacques Lacoursière de s’intéresser à l’apport de Jeanne Mance dans la fondation de Montréal. Les conclusions de ses recherches ont mené à la reconnaissance de cette femme en tant que cofondatrice de Montréal.

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