Josie Desmarais Salle du conseil municipal de Montréal

Près de quatre ans après l’arrivée de Denis Coderre à mairie, les Montréalais s’apprêtent à retourner aux urnes le 5 novembre prochain. Alors que la campagne débute officiellement ce vendredi, avec l’arrivée notamment des premières affiches électorales dans les rues montréalaises, Métro fait le point sur les candidats, les promesses et les enjeux de ce scrutin.

Qui sont les candidats ?
Longtemps, une course à deux pour la mairie de Montréal se dessinait. Aucun autre candidat d’envergure ne semblait vouloir affronter Denis Coderre et Valérie Plante, chef de Projet Montréal, qui, dans les faits, ont débuté leur campagne depuis le mois d’août en multipliant les annonces. Finalement, un ancien président du comité exécutif d’une administration de Pierre Bourque – le numéro 2 de l’administration derrière le maire –, Jean Fortier, a annoncé mercredi sa candidature avec Coalition Montréal, tout en reconnaissant qu’une victoire risque néanmoins d’être difficile.

Un candidat indépendant envisage également d’être sur la ligne de départ: l’entrepreneur Gilbert Thibodeau, qui avait tenté sa chance en 2013 sur le Plateau–Mont-Royal avec le parti de Denis Coderre.

Il n’est pas trop tard pour se présenter à un quelconque poste. Les intéressés ont jusqu’au 6 octobre, 16h30, pour soumettre leur candidature.

Un scrutin rare
Rarement dans les deux dernières décennies aussi peu de candidats d’envergure ont émergé. Au cours des derniers scrutins, de trois à quatre personnes se répartissaient l’immense majorité des votes, sans compter les nombreux indépendants. Il faut remonter à 2001, un scrutin polarisant où la future fusion monopolisait l’attention, pour ne retrouver que deux principaux candidats : Gérald Tremblay [vainqueur avec 49%], fondateur d’Union Montréal, et Pierre Bourque [44%], le maire sortant, célèbre pour son slogan «Une île, une ville».

Quelles promesses ?
Peu de promesses ont pour l’instant été dévoilées par Denis Coderre, qui compte néanmoins poursuivre les différents plans présentés par son administration municipale. Le maire sortant a néanmoins déjà assuré que son comité exécutif sera paritaire et qu’il fera une place aux autochtones. Un commissaire chargé des affaires autochtones sera aussi nommé, a-t-il avancé.

Du côté de Valérie Plante, qui aspire à devenir la première mairesse de l’histoire de Montréal, les promesses sont déjà nombreuses. L’actuelle conseillère de Ville-Marie compte notamment réduire les taxes pour les familles et les commerçants touchés par des travaux de voirie, ainsi qu’imposer aux promoteurs immobiliers de faire plus de place aux logements de trois chambres et plus. Elle mise aussi sur la création d’une nouvelle ligne de métro et la gratuité des transports en commun pour les jeunes et les aînés. Elle entend par ailleurs créer une police anti-congestion et une brigade de surveillance des chantiers.

Le candidat de Coalition Montréal, Jean Fortier, n’a quant à lui pas encore détaillé son programme. Il a seulement évoqué son désir d’être «une option centriste».

Que vote-t-on ?
Les Montréalais devront élire 103 élus : un maire, 18 maires d’arrondissements [le maire de Montréal est automatiquement maire de Ville-Marie], 46 conseillers de ville, siégeant au conseil municipal, et 38 conseillers d’arrondissements. Tous les citoyens ne seront néanmoins pas appelés à choisir ces derniers. Ceux-ci sont notamment présents dans les secteurs qui ont été appelés à fusionner avec Montréal en 2002 et qui ont conservé certains acquis. Le nombre d’élus qui siègent au conseil municipal [les conseillers de ville] a été déterminé, dans chaque arrondissement, selon la densité de la population. Plus l’arrondissement compte d’habitants, plus ce secteur comprend de conseillers de ville. Point important : la loi provinciale oblige chaque municipalité – et arrondissements – à avoir un minimum de cinq élus.

Les scores en 2013
Contrairement aux prédictions, le dernier scrutin municipal fut plus indécis qu’imaginé. Grand favori en raison de son passé gouvernemental en tant qu’ancien ministre et député libéral, Denis Coderre [élu avec 32%] avait finalement été talonné par Mélanie Joly [26%], fondatrice de Vrai changement pour Montréal et inconnue du grand public au lancement, tardif, de sa campagne. Celle-ci a, depuis, rejoint le gouvernement Trudeau à titre de ministre du Patrimoine canadien. Dans cette campagne placée sur le thème de l’intégrité, quelques mois après différents scandales et arrestations à l’hôtel de ville, le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron avait terminé au troisième rang [25%], devant le candidat de Coalition Montréal, Marcel Côté [13%]. Le taux de participation, à la mairie, fut de 43,3%, en hausse de quatre points par rapport à 2009.

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