Mario Beauregard/Métro

Après six semaines de campagne électorale, c’est maintenant l’heure des choix. Métro présente ce qu’il faut surveiller dimanche pendant la soirée au cours de laquelle les résultats seront diffusés.

1. M. ou Mme le maire?
«La campagne à la mairie, ça se gagne dans les arrondissements périphériques comme Saint-Laurent, Saint-Léonard, ou Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, où Denis Coderre est plus fort, et dans les arrondissements populeux, tels qu’Ahuntsic-Cartierville ou Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce», analyse la professeure en études urbaines de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) Danielle Pilette. Pour convaincre les électeurs de voter de son bord, M. Coderre a déjà promis que les aspirants à la mairie de son Équipe dans ces deux arrondissements auraient des postes importants.

Le professeur de communication publique à l’UQAM, Bernard Motulsky croit que le parti de Valérie Plante, Projet Montréal, est celui qui a fait la meilleure campagne. «Ils sont arrivés à faire connaître Valérie Plante, qui était relativement méconnue, grâce notamment à une stratégie agressive sur les réseaux sociaux et à de multiples affiches, à la fois simples et efficaces», dit-il.

«Est-ce que le désir de changement incarné par Valérie Plante sera suffisant pour que les gens sortent voter pour elle, c’est dur à dire», ajoute-t-il.

2-Le taux de participation
L’important, c’est de faire sortir le vote. En 2013, le taux de participation avait été de 43% à Montréal, soit davantage qu’en 2009 (39%) et 2005 (34,9%), mais nettement moins que la moyenne québécoise (47,2%).

La population la plus facile à faire sortir, ce sont les personnes âgées, car des bureaux de vote sont installés dans les résidences pour ainés. «C’est un vote plus traditionnel qui favorise Denis Coderre», mentionne Mme Pilette. Par contre, Projet Montréal dispose d’une base militante plus importante, donc au final, ça s’équivaut», ajoute-t-elle.

La clé du scrutin consistera à faire sortir les jeunes familles, majoritairement locataires, donc moins sensibles aux questions des taxes, ainsi que les populations allophones aptes à voter, selon M. Pilette

3-Administration majoritaire ou minoritaire?
Denis Coderre veut une majorité des deux tiers au conseil municipal (44 élus sur 65) afin d’asseoir sa vision sur l’uniformité des services municipaux. «Ça prend une majorité de cette ampleur pour pouvoir récupérer certaines des compétences, telles que le déneigement qui sont actuellement entre les mains des arrondissements», explique Danielle Pilette.

Pour Projet Montréal, une victoire, même minoritaire, serait intéressante. Des élus indépendants pourraient se rallier à la formation de Valérie Plante, de même que certains de l’Équipe Coderre, puisque leur chef a esquivé la question de savoir s’il serait prêt à siéger dans l’opposition en cas de défaite.

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