Mario Beauregard

Alors que l’hiver est aux portes de Montréal, Métro a fait une petite incursion dans l’atelier de réparation Dickson de la Ville de Montréal afin de faire le point sur ce qui devrait changer cet hiver dans les opérations de déneigement.

1. Politique
Lors de son passage à la tête de la Ville de Montréal, l’ex-maire Denis Coderre a décidé d’uniformiser le déneigement qui était auparavent une responsabilité d’arrondissement. Par exemple, les artères et les rues commerciales doivent désormais être déblayées quatre heures après la fin d’une chute de neige et le chargement doit être terminé en 36 heures dans tous les arrondissements. Cette uniformisation des opérations a créé notamment une forme de concurrence dans l’accès aux chutes à neige. Depuis son élection, la mairesse Valérie Plante a indiqué vouloir apporter plus de souplesse dans l’application du règlement. Rappelons que par le passé, Projet Montréal a déjà avancé l’idée de faire un déneigement différencié, selon l’importance des rues. L’enjeu n’est pas anodin, car le budget du déneigement, qui était de 156M$ par an, sera de 171M$ cette année. Chaque hiver la Ville prévoit des sommes pour 210cm de neige.

2. Mécanique
L’efficacité du déneigement dépend entre autre du matériel. Cette année, la Ville éliminera graduellement les chenillettes Bombardier des trottoirs. «Les petits tracteurs qu’on a désormais patinent moins et ont 45 minutes d’autonomie dans l’épandage de sel alors que les chenillettes doivent être rechargées au quinze minutes», illustre Mike Miele, gérant de l’atelier Dickson. Quant au déneigement par balai rotatif sur la piste cyclable de Maisonneuve, «l’évaluation préliminaire est très positive», selon l’arrondissement de Ville-Marie.

Le déploiement des bacs de collecte des déchets de table a créé de nouveaux problèmes dans les opérations de déneigement. «Quand la matière gèle dans les bacs, ils deviennent aussi dur que des blocs de béton et endommage les têtes de souffleuses (100 par année)», mentionne M. Miele, qui rappelle aux citoyens de faire attention. Entre chaque tempête, de 10 à 15% des 600 appareils de déneigement de la Ville doivent être réparés.

3. Technologie
L’application InfoNeige, censée prévenir les citoyens de la nécessité de déplacer leur véhicule, n’a pas permis de réduire le nombre de remorquages (6000 par opération) qui ralentissent les opérations de déneigement. Elle sera de nouveau utilisée cette année. Les Montréalais pourront également utiliser la nouvelle application du 311 numérique pour signaler, grâce à leur téléphone intelligent, les nids-de-poule qui se multiplient en cas de redoux. «On a désormais dix véhicules de colmatage qui ont un GPS permettant d’enregistrer les coordonnées de chaque intervention», souligne Philippe Sabourin, porte-parole de la Ville en matière de déneigement. La cartographie des quelque 1920 nids-de-poules, réparés en moyenne chaque jour d’opération hivernale, permettra ensuite de voir quels segments de rue sont les plus endommagés. Ces données permettront de planifier la réfection des chaussées, une fois les beaux jours revenus.

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