Josie Desmarais SIS Spectre de rue

MONTRÉAL — Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-sud-de-l’île-de Montréal a ouvert mercredi un quatrième point de service d’injection supervisée, géré par l’organisme Spectre de rue.

Ce service d’injection supervisée (SIS) a obtenu l’aval de Santé Canada pour une période d’un an. «Je suis persuadée [que cette initiative] sera une source d’inspiration pour d’autres milieux», a déclaré par communiqué la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois.

L’ouverture du SIS Spectre de rue situé sur un corridor scolaire de la rue Ontario a été dénoncée par les parents de l’école primaire Marguerite-Bourgeoys, située à proximité. Ceux-ci ont réclamé un changement des heures d’ouverture, l’ajout d’un brigadier scolaire et ont même évoqué la relocalisation du SIS.

Spectre de rue avait alors fait valoir que son centre de la rue Ontario fournit d’autres services depuis plus de 20 ans. Le CIUSSS a modifié l’heure d’ouverture du matin, la faisant passer de 8h30 à 9h30 et le Service de police de la Ville de Montréal a indiqué qu’elle accroitrait la sécurité aux abords du site. Toutefois, l’ajout d’un brigadier scolaire a été refusé.

«On n’a pas été informé de l’ouverture du SIS, malgré les demandes répétées, s’est désolé la présidente du conseil d’établissement de Marguerite-Bourgeoys, Christelle Perrine, dans une entrevue avec Métro. Même l’intervenante pivot entre la commission scolaire et le CIUSSS ne le savait pas quand je lui ai parlé [mercredi] matin.»

Mme Perrine avait évoqué la possibilité de déposer une injonction pour bloquer l’ouverture, faisant appel au réputé avocat Julius Grey. Elle a mentionné mercredi qu’elle continuerait de «tirer tous les leviers possibles», mais ne s’est pas avancé sur une contestation judiciaire, disant simplement que des démarches étaient en cours. «Nous sommes en mode d’observation. Si on constate des changements dans l’environnement, nous allons agir», a-t-elle ajouté.

Il s’agit du troisième site fixe à ouvrir ses portes à Montréal, où des SIS sont également assurés par l’unité mobile de l’organisme L’Anonyme.

Dans ces espaces, il est possible de s’injecter des drogues en toute légalité et sous la supervision d’intervenants et d’infirmiers. L’initiative vise entre autres à prévenir les surdoses et la transmission du VIH.

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