Yves Provencher/Métro Catherine Harel-Bourdon

Le sort du centre administratif de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) n’est pas encore décidé, assure la présidente de l’organisation, Catherine Harel Bourdon. Une chose l’est toutefois: les quelque 700 employés qui y travaillent devront être relocalisés d’ici un an.

«On a des gens qui sont malades, a rapporté mercredi Mme Harel Bourdon lors d’une rencontre de presse. On n’a plus de système d’air [conditionné]. On a un bâtiment dans lequel on n’a pas investi pendant des décennies parce notre priorité, c’était les écoles. On se retrouve dans une situation de non-retour.»

Des sections de l’immeuble ont par ailleurs été condamnées à la suite d’un dégât d’eau survenu l’hiver dernier.

La CSDM a soumis un dossier d’opportunité aux ministères de l’Éducation et des Finances dans lequel quatre scénarios sur l’avenir du bâtiment sied au 3737 rue Sherbrooke Est étaient présentés: la rénovation totale de l’immeuble, la reconstruction ainsi que la vente qui occasionnerait une location à long terme ou un déménagement dans des bâtiments excédentaires. Aucun des scénarios n’a été chiffré par Catherine Harel Bourdon. La dernière option a été d’ores et déjà écartée puisqu’avec la croissance de la clientèle scolaire, les espaces repris sont réservés à la formation des jeunes et des adultes.

«Il n’y a aucune décision qui a été prise, a affirmé la directrice générale adjointe à la gestion de la performance financière et de l’efficacité opérationnelle, Lucie Painchaud. Le dossier est soumis. C’est en analyse au ministère. Ça doit être approuvé par le conseil des commissaires, le ministère de l’Éducation et le ministère des Finances.»

Puisque la délocalisation est «nécessaire», Mme Painchaud a expliqué que la CSDM tente de «réserver des espaces». Un avis d’intérêt public a été lancé en février dernier pour trouver des espaces à bureaux. Une vingtaine de propriétaires immobiliers ont aussi contacté directement la CSDM pour lui présenter une proposition.

Le conseil des commissaires a également mandaté le mois dernier la direction générale de la CSDM pour qu’elle rédige «une ou des lettres d’intention» afin de réserver des espaces locatifs. Puisque le bail risque d’être d’une durée de plus de cinq ans, Québec devra approuver les contrats de location.

«On ne travaille pas avec un seul [propriétaire immobilier], a indiqué la directrice générale adjointe. Le temps est compté. On ne peut pas travailler dans un espace comme cela encore longtemps. On ne sait pas ce qui nous guette.»

Le siège social de la CSDM a été construit dans les années 1960. Sa valeur s’élève à environ 36M$, d’après le rôle d’évaluation de la Ville de Montréal.

Surplus de 1,5M$

Un surplus budgétaire de 1,5M$ a été dégagé dans les états financiers 2016-2017 de la CSDM qui ont été déposés mercredi au conseil des commissaires.

  • Ce surplus est attribuable entre autres à une augmentation des subventions gouvernementales et une diminution des charges liées à la sécurité de l’emploi.
  • Les frais administratifs ont aussi chuté à 3,3%. Ils ont diminué de 2% depuis six ans en raison, en grande partie, d’abolition de postes.
  • Le surplus a servi à rembourser une partie de la dette, qui s’élève désormais à 82,4M$.

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