Archives Métro En 2009, un modèle à l'échelle du télescope spatial James Webb a été présenté dans le Vieux-Port de Montréal.

La contribution canadienne au futur télescope spatial James Webb est partie pour la NASA mercredi. Elle est composée de deux instruments décrits comme étant les yeux du télescope.

Ces éléments-clés du télescope Webb, qui remplacera Hubble en 2018 dans sa mission d’étudier les étoiles et les galaxies, sont déjà comparés au Bras canadien.

«Le Bras canadien est une icône de la technologie de pointe. Cette nouvelle contribution est dans la même lignée de complexité», a expliqué René Doyon, professeur à l’Université de Montréal.

M. Doyon a co-dirigé l’équipe scientifique internationale ayant conçu les appareils. Ils y ont travaillé durant plus de 10 ans.

«Il n’y a pas de mots pour décrire l’impatience et l’excitation de voir notre instrument prendre finalement le chemin de la NASA, a-t-il signalé. Toute l’équipe a bien hâte de le voir en opération en orbite!»

Webb fait l’objet d’un partenariat entre les agences spatiales canadienne (ASC), américaine (NASA) et européenne (ESA). La contribution canadienne représente 146 M$, soit 5 % du coût total. Le FGS et le NIRISS, qui sont installés sur la même plateforme, devraient arriver au Goddard Space Flight Center de la NASA le 30 juillet, où ils seront intégrés au reste du télescope. Ce dernier sera placé en orbite à plus de 1,5 millions de km de la Terre.

Deux instruments pour voir les étoiles

  • Le détecteur de guidage de précision (FGS), composé de deux caméras identiques, servira en quelque sorte à diriger le télescope. Il lui permettra de localiser les cibles spatiales et de se garder bien pointé sur une étoile lorsqu’il captera son image, pour éviter par exemple que ces dernières soient floues. Son orientation par rapport aux étoiles pourra être établie avec une précision angulaire d’un millionième de degré.
  • Le NIRISS, de son côté, a été conçu pour être capable d’étudier des astres aussi lointains et à aussi faible luminosité que les exo-planètes, qui se trouvent à l’extérieur de notre système solaire. Leur observation permettra notamment d’y détecter la présence d’eau, d’oxygène ou de méthane dans leur atmosphère, signes d’une planète habitable.

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