www.ceic.gouv.qc.ca Claude Léger

L’ancien directeur général de la Ville de Montréal, Claude Léger, a été condamné à payer une amende de 11 000$ par l’Ordre des ingénieurs du Québec.

Dans une décision rendue publique jeudi, l’ordre professionnel statue que M. Léger, qui a été le plus haut fonctionnaire de la Ville de Montréal de 2006 à 2009, a «[négligé] de dénoncer les tentatives d’ingérence politique dans le processus d’appels d’offres à la Ville de Montréal».

«En tant que directeur général de la Ville de Montréal, il avait la responsabilité de s’assurer que l’octroi des contrats respecte les exigences de la loi et s’effectue sans que quiconque vienne s’immiscer dans le processus de sélection et détourner les règles d’attribution», a écrit le conseil de discipline de l’Ordre des ingénieurs du Québec dans sa décision. Celui-ci ajoute que M. Léger aurait dû parler des tentatives d’ingérence politique au maire de l’époque, Gérald Tremblay, même si le président du comité exécutif, Frank Zampino, était visé par les allégations.

La «passivité» de Claude Léger a eu pour effet de «miner la confiance du public» et, du même coup, de «porter atteinte à la protection du public», est-il expliqué dans la décision.

Le conseil de discipline a souligné comment M. Léger regrettait ses gestes et que ses fautes ne sont pas comparables à ceux qui ont participé directement au partage des contrats. C’est pourquoi il exclut de le radier temporairement de la profession.

«La sanction (…) assurera la protection du public, dissuadera l’intimé de se taire devant les tentatives d’influences politiques à mauvais escient et découragera les autres membres de la profession de l’imiter», a mentionné le conseil dans sa décision.

Devant la commission Charbonneau, Claude Léger a rapporté ne pas avoir donné au maire Tremblay de rapport qui exposait les problèmes dans le processus d’octroi des contrats à la Ville de Montréal. Il a indiqué n’en avoir discuté qu’avec Frank Zampino, qui est aujourd’hui accusé entre autres de fraude et de complot dans deux causes, soit celle qui concerne l’octroi du contrat des compteurs d’eau à la Ville de Montréal et celle sur la vente de terrains dans le scandale du Faubourg Contrecoeur. M. Léger a dit n’avoir jamais profité de la collusion et de la corruption du temps où il était directeur général à la Ville de Montréal.

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