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SPVM: Valérie Plante demande à Régis Labeaume de se mêler de ses affaires

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a tenu à remettre à sa place son homologue de Québec, Régis Labeaume, qui réclamait la démission du président de la Fraternité des policiers de Montréal, Yves Francoeur. Elle lui a demandé de s’occuper de ses affaires.

«Je laisse M. Labeaume gérer son propre service de police», a-t-elle clamé, d’un ton sec, mercredi après-midi.

Un peu plus tôt, selon des propos rapportés par Le Soleil, le maire de Québec avait demandé la démission d’Yves Francoeur, le président de la Fraternité des policiers des Montréal, avant de l’inviter à quitter «l’espace public». Il formulait ces propos au lendemain de la mise au point de la Sûreté du Québec, qui statuait que les allégations de M. Francoeur, au sujet de deux députés libéraux impliqués dans un trafic d’influence, étaient non-fondées.

Sans nommer de nom, le chef syndical avait mis en cause au printemps dernier l’intégrité d’un ministre qui siégeait toujours à l’Assemblée nationale et d’un autre qui avait quitté la vie politique. Les deux libéraux faisaient l’objet d’une enquête policière qui avait été stoppée, d’après ce qu’avait affirmé Yves Francoeur au micro de Paul Arcand, au 98,5FM. Les noms du leader parlementaire du gouvernement de Philippe Couillard, Jean-Marc Fournier, et de Raymond Bachand, ont été évoqués par le chef syndical dans une déclaration qu’il a remise par la suite à la Sûreté du Québec.

M. Bachand a été lavé de tout soupçon puisque son nom a été confondu avec celui du défunt ministre, Claude Béchard.

Yves Francoeur avait également dénoncé une possible implication de Robert Pigeon, le chef de la police de Québec, pour stopper l’enquête. L’intéressé avait rapidement nié les faits.

Puisqu’Yves Francoeur est lui-même un policier du Service de police de la Ville de Montréal (SVPM), «c’est au SPVM de prendre leur décision en connaissance de cause», a souligné Valérie Plante.