Ralph-Bonet Sanon | TC Media Le patrouilleur Martin Éthier effectue le survoltage du véhicule d'une membre de CAA-Québec le 27 décembre 2017 à Montréal.

Parfois, les automobilistes leur sourient. D’autres fois, ils vont plus loin et leur donnent des gâteaux. Virée avec un patrouilleur de CAA-Québec par -19 Celsius.

Il est 14h30 et Martin Éthier embarque dans un véhicule de CAA au centre-ville de Montréal. Le superviseur et chef d’équipe a commencé à travailler à vers 6h.

Son appareil de répartition géolocalisé lui donne déjà du boulot: un survoltage dans le Plateau-Mont-Royal. Un de plus de 6000 appels à l’échelle provinciale ce mercredi après-midi

«On va facilement atteindre 10 000 appels d’ici minuit», prédit-il déjà.

Sur place, Martin pose quelques questions à une membre qui l’attend. Il apprend que le Golf de marque Volkswagen n’a pas roulé depuis cinq jours.

«Ce qui va tuer un véhicule, c’est quand il ne roule pas. C’est la pire chose par grand froid. Il y a aussi le stop & go, c’est-à-dire quand on roule un peu, qu’on éteint le moteur, qu’on fait ça plusieurs fois. Ça vide le jus de la batterie», explique le patrouilleur d’expérience à TC Media.


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Après sa petite enquête, il connecte son démarreur portatif à la batterie du Golf. La membre glisse la clé dans le contact et vroum!, le moteur vrombit. Le tout n’aura pris que 5 min.

«Pendant un quart de travail de 10 à 12 heures, un patrouilleur peut répondre à seulement 4 appels ou, dans une journée comme aujourd’hui, jusqu’à 60», indique-t-il.

À quelques centaines de mètres de là, Martin répond à un appel concernant un déverrouillage. Sur place, une jeune femme l’attend, l’air gêné. Le patrouilleur fait son intervention en quelques secondes et assure qu’il n’y a pas de quoi se sentir mal à l’aise.

Dur, mais valorisant
Le travail est dur. De longues heures à passer constamment de la chaleur de l’intérieur du véhicule au froid extrême du dehors. À manipuler du métal froid. À manger et boire «sur le pouce». Cependant, le jeu en vaut la chandelle, selon Martin.

«Oui la job est rough, mais voir le sourire d’un client quand on arrive, le merci quand on part, les petites attentions, c’est très valorisant, j’aurais pas eu ça si j’avais travailler dans une shop», confie-t-il.

«La tape dans le dos vaut plus qu’une paye.»
– Martin Éthier

Parmi ses moments les plus mémorables en 15 ans dans le métier, il compte ses interventions auprès de personnes âgées.

Une fois, une vieille dame lui a offert des biscuits pour le remercier. Une autre fois, une «toute petite» dame a insisté pour lui faire un câlin après qu’il ait découvert que la voiture de cette membre ne démarrait pas à cause de son système d’alarme.

«C’est des affaires super le fun. J’ai vécu tout plein de belles expériences. Très peu de mauvaises», témoigne-t-il en se dirigeant vers une troisième intervention en une heure.

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