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Les quelque 12 000 Montréalais ayant été incommodés par les travaux de construction de l’autoroute Ville-Marie de 1998 à 2000 auront jusqu’au 28 mai pour réclamer leur compensation. Au total, jusqu’à 3,5M$ pourraient leur être accordés.

C’est ce qu’à indiqué mardi Peter Krantz, résidant de Westmount à l’origine du recours collectif. Les personnes qui habitaient à moins de 350 mètres au sud et à 170 mètres au nord de l’autoroute Ville-Marie, entre les rues Guy et De Carillon, de 1998 à 2000, sont concernées par ce recours collectif. Plus précisément, il fallait y être locataire ou propriétaire du 1er mai au le 31 décembre 1998, du 26 avril au 15 décembre 1999 ou du 1er juillet au 16 octobre 2000.

Environ 12 000 personnes vivaient dans ce périmètre à l’époque. «Nous estimons qu’entre 15% et 30% des membres vont ultimement réclamer. Dans l’une des zones les plus touchées, une famille de deux personnes pourrait recevoir une indemnité allant jusqu’à 5 560 $ si 15% des membres réclament, ou jusqu’à 3 460 $ si le taux de réclamation est de 25%», a expliqué M. Krantz.

«À l’époque des travaux, il pouvait y avoir en pleine nuit jusqu’à cinq marteaux-piqueurs, dont le bruit était couvert par le son de la machine d’aqua-démolition. Le bruit pouvait monter jusqu’à 96 décibels et plus. À partir de 90dB en milieu de travail, il faut porter un casque», a illustré le Montréalais. C’est en débusquant des irrégularités dans les mesures de bruit que ce dernier à remporté en septembre dernier cette saga judiciaire de 17 ans contre le ministère des Transports du Québec et trois entrepreneurs.

Même s’il se félicite de cette victoire, M. Krantz souligne que le gouvernement ne semble pas avoir retenu la leçon puisqu’il doit désormais se battre contre les nuisances liées aux travaux de l’échangeur Turcot. «Entre le 21 juillet et le 30 juillet dernier, il y a eu pas moins de 12 dépassements des normes sonores», a-t-il souligné.

Le formulaire de réclamation se trouve: ici

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