Mathias Marchal

Même si la Commission scolaire de Montréal (CSDM) commence à voir le bout du tunnel dans le dossier de la mauvaise qualité de l’air dans ses écoles, les chantiers de rénovation ne sont pas près de s’arrêter.

En marge du chantier de démolition de l’école Sainte-Catherine-de-Sienne minée par les moisissures, la présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon, a indiqué lundi qu’une à deux écoles seront fermés à chaque année, au cours de la prochaine décennie, afin de rénover les bâtiments en profondeur.

Mis à part les écoles Baril et Saint-Gérard, qui ont été reconstruites et qui ont été réouvertes au cours des derniers mois, les élèves de quatre écoles primaires et une école secondaire sont actuellement déménagés pour cause de problèmes de qualité de l’air. «Ce genre de problème est a priori derrière nous, mais il y a aussi la question de la vétusté. Dans certaines écoles, il faut revoir l’électricité et la plomberie, ce qui nécessite souvent de fermer l’école de un à deux ans, [contre quatre ans en cas de moisissures]», a déclaré Mme Harel Bourdon.

«Le déficit d’entretien de nos quelque 200 établissements est de 1,3G$ et pour cette année, on a reçu 190M$ pour des rénovations», a ajouté la présidente de la CSDM, en disant espérer que le rythme des subvention se maintiendra.

Ces fermetures se feront dans un contexte où la CSDM a accueilli 1860 élèves de plus à la dernière rentrée scolaire, de même qu’un nombre record de 1000 élèves en francisation. Elle a dû lancer un appel d’offres pour l’achat de locaux préfabriqués pour y loger l’équivalent d’une centaine de classes.

Dans le cas de l’école Sainte-Catherine-de-Sienne, située dans l’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, la réouverture est prévue à l’automne 2019. Les travaux de démolition complète viennent de démarrer dans la foulée du désamiantage, soit trois ans après l’annonce de sa fermeture. Pourquoi est-ce si long? «On parle de deniers publics. On ne peut pas fermer une école et la démolir sur un coup de tête. Il y a des études à fournir, des autorisations et des permis à obtenir et des appels d’offres à lancer», a expliqué Marie-José Mastromonaco, commissaire scolaire dans Notre-Dame-de-Grâce-Westmount.

Après des travaux, dont le coût s’élèvera à 20M$, l’école comptera 21 classes, soit neuf de plus que dans l’ancien édifice construit à la fin des années 1950. En attendant, les 300 élèves sont relogés à l’école Saint-Raymond, trois kilomètres plus à l’est.

 

Aussi dans Montréal :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!