Josie Desmarais/Métro Valérie Plante

Même si elle reconnaît n’avoir aucun projet concret en tête pour le moment, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a indiqué vouloir une métropole «plus ludique» avec des jeux qui pourraient être ajoutés dans les rues.

«C’est un rêve», a-t-elle admis jeudi, précisant vouloir davantage de jeux sur l’espace public, hors des parcs, où l’on retrouve habituellement différents mobiliers urbains adressés aux plus jeunes.

«Il existe plusieurs mouvements à travers le monde, pour penser à des villes plus ludiques, a-t-elle ajouté. Ça me tient à cœur et on regarde ce qui se fait ailleurs.»

Valérie Plante a réalisé cette annonce en présentant la Politique de l’enfant de son administration. Celle-ci prévoit  une bonification du budget annoncé l’an passé par son prédécesseur, qui passe de 1,5M$ à 2,1M$ en 2018. Cette somme, qui sera partagée entre les 19 arrondissements, permettra notamment à ceux-ci d’améliorer l’accueil des familles immigrantes, avec de jeunes enfants, et de développer différentes activités dans les bibliothèques.

Rosemont prépare un projet pilote
Avouant de pas savoir «très précisément» ce qui pourrait voir le jour à Montréal, Valérie Plante pourrait cependant s’inspirer du projet pilote que souhaite lancer, d’ici la fin de l’année, l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie «pour transformer l’espace public en espace ludique».

«On aimerait permettre les jeux libres dans la rue», a expliqué le maire François Croteau, qui dit regarder attentivement l’initiative semblable prise par la Ville de Beloeil au printemps 2016.

Dans une rue, avec une signalisation et un marquage au sol qui préviendra les automobilistes, il serait ainsi possible «de jouer au hockey, au tennis ou de faire du skate-board», a-t-il précisé, tout en ajoutant que «l’intégrité physique des voitures ne sera pas mise en danger.»

Une réflexion plus large est envisagée. Soulignant le fait que seulement 30% des enfants se rendent à pied à l’école, François Croteau aimerait revoir le trajet vers ces lieux d’enseignement.

«C’est une problématique de santé publique, a-t-il mentionné, en jugeant «plus intéressant» pour les jeunes de se déplacer sur un tel parcours. Au lieu de mettre juste un banc sur le chemin, il faudrait voir comment faire en sorte que ce banc soit un jeu.»

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