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Souhaitant bonifier les ressources destinées aux personnes vivant dans la rue, l’administration de Valérie Plante mènera ce printemps un nouveau dénombrement des personnes itinérantes. Sa méthodologie sera «améliorée» afin d’avoir un meilleur portrait de cette situation, promet la Ville.

À la fin du mois d’avril, plusieurs centaines de bénévoles sillonneront les rues de la métropole pour établir le nombre de sans-abri. Ce même processus avait déjà été établi en mars 2015, mais il avait engendré un flot de critiques.

Alors qu’environ 3 000 personnes vivant dans la rue avaient été dénombrées, dont les trois quarts étaient des hommes, de nombreux organismes communautaires avaient dénoncé cette méthode, en évoquant une estimation jusqu’à dix fois supérieure. Ces commentaires avaient été entendus par l’ancien maire Denis Coderre, qui avait lui-même annoncé, durant la dernière campagne électorale, un nouveau recensement en 2018.

«On est conscient de ces critiques et on va améliorer ce dénombrement, même si ça ne pourra jamais être parfait», a expliqué jeudi à Métro la conseillère responsable de ce dossier, Rosannie Filato.

Afin d’obtenir un bilan plus juste, l’administration compte étudier «l’itinérance cachée avec les jeunes et les femmes» «Le visage de l’itinérance a changé», a ajouté l’élue de Villeray, précisant que des rencontres sont actuellement menées avec des organismes «pour améliorer le processus».

Revoir les ressources destinées aux femmes
Cette volonté s’inscrit dans une politique plus large de la Ville de Montréal, qui compte notamment revoir les ressources destinées aux femmes sans abri. Un plan montréalais de lutte contre l’itinérance sera par ailleurs annoncé d’ici «quelques semaines», a indiqué la mairesse Valérie Plante, au cours d’une conférence organisée dans les locaux de La rue des femmes, qui vient de se voir accorder une subvention de 15 000$. Cette somme lui permettra d’offrir dix lits supplémentaires pour les femmes itinérantes jusqu’à la fin mai.

L’administration municipale compte par ailleurs «évaluer et documenter les besoins» des organismes intervenant auprès des personnes itinérantes.

«Il y a des besoins à l’année longue. Il faut trouver des solutions à court, moyen et long terme», a avancé Mme Plante.

Affirmant devoir refuser «énormément de personnes» par manque de places, la directrice de La rue des femmes, Léonie Couture, espère de prochains investissements.

«Ces femmes ont vécu des choses très graves, parfois d’une extrême violence. Elles ont peur de la rue, de dormir dehors la nuit, de se faire agresser. Peu importe la façon, il faut les soigner et les abriter», a-t-elle confié.

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