Société du parc Jean-Drapeau

La Ville de Montréal a octroyé un contrat de 59,9M$ pour la rénovation des paddocks du circuit automobile Gilles-Villeneuve, mercredi matin. Ces réfections coûteront donc presque 30 M$ de plus que prévu, mais il n’est «pas question de reculer», juge l’administration de Valérie Plante.

Selon les projections de 2015, la réfection des paddocks et de la «zone hospitalité» du circuit devait coûter 48M$. Or, avec le contrat octroyé mercredi, la facture totale grimpera à plus de 76M$ puisque la Ville avait déjà octroyé trois contrats pour un coût total d’environ 16 M$.

«C’est vrai, il s’agit de sommes importantes, a convenu le responsable des grands parcs, Luc Ferrandez, en réunion du comité exécutif. Nous choisissons de ne pas reculer. C’est une décision qui économiquement a du sens.»

M. Ferrandez a rappelé que 52% des personnes qui assistent au Grand Prix du Canada viennent de l’extérieur de Montréal. «Aujourd’hui, nous faisons un équipement qui est hors du commun par rapport à nos standards, mais pas par rapport aux standards de la Formule 1.»

Il a rappelé que l’administration précédente trouvait aussi que l’entente avec les autorités de la Formule 1 était très chère, mais qu’à l’époque, l’autre choix possible était de ne plus accueillir la F1 à Montréal. «Il est hors de question aujourd’hui de reculer sur ce contrat», a-t-il affirmé.

C’est la firme Groupe Geyser, le plus bas soumissionnaire, qui a décroché le contrat. À l’ouverture des soumissions, le coût estimé par les firmes FABG et CIMA+ s’élevait à 39,8 M$, indiquent les documents du comité exécutif. Mais l’appel d’offre a été modifié pour y inclure des travaux de fondation et de remplacement des actifs, des dépenses estimées à plus de 7M$ par la Ville. Avec les taxes, l’administration estimait ainsi les coûts à quelque 55M$.

Dans sa soumission, Groupe Geyser a évalué que la rénovation des paddocks coûterait 47,2 M$ plutôt que 39,8 M$. Les travaux de fondation et de remplacement des actifs, de leur côté, ne coûteront que 4,5M$, juge la firme.

Au total, il s’agit donc d’un écart de 8,9% par rapport aux dernières estimations des firmes externes.

«On s’est posé la question, si on prenait le projet tel quel ou selon les critères qui sont mis de l’avant par la F1 à travers le monde. On a décidé d’aller de l’avant avec le projet bonifié», a affirmé la mairesse, Valérie Plante. Elle a ajouté que les Québécois tenaient à la F1, contrairement à la Formule électrique, circuit avec lequel, elle a décidé de rompre les ponts.

Avec la réfection du Biodôme, il s’agit d’un second contrat accordé par la Ville à l’intérieur d’un mois, dont le montant des soumissions dépasse largement les estimations des firmes externes.

«C’est vrai que c’est la deuxième fois que ça se produit dans un court laps de temps et on a noté cet élément, a reconnu Valérie Plante. Je n’ai pas de solution ce matin, mais ce sont des choses qu’on doit observer de près.»

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