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Le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) désire doubler le nombre de femmes et de personnes issues des minorités visibles dans son service d’ici 2021 et le tripler d’ici 2025.

Ce sont les grandes lignes du plan pour favoriser l’inclusion que présentera mardi le directeur du SIM, Bruno Lachance, aux élus de la commission de la sécurité publique de la Ville de Montréal.

Pour l’instant, le SIM compte 191 femmes, dont 29 pompières. Ces dernières comptent ainsi pour seulement 1,2 % de la force d’intervention (2360 pompiers), souligne la présentation du SIM.

Disant vouloir mieux représenter la population montréalaise et ne plus être un «milieu homogène et masculin», le SIM souhaite «prendre des mesures spécifiques concernant la situation des pompières, notamment en ce qui concerne le recrutement, l’aménagement des lieux de travail, de même que la cohabitation harmonieuse entre collègues».

Toujours parmi les pompiers, seuls 24 d’entre eux sont des minorités visibles (1%) et 5 sont d’origine autochtone (0,2%). Le SIM a l’intention de «promouvoir le métier» auprès de ces deux groupes pour diversifier ses effectifs.

Le SIM indique avoir déjà entrepris plusieurs actions pour être plus inclusif dans son recrutement. D’ailleurs le document qui sera présenté aux élus mardi souligne qu’en mai «près du quart» des quelque 50 nouvelles recrues du service seront soit des femmes, soit des personnes issues des minorités visibles, soit des autochtones, «une première pour le SIM».

Le nombre de demandes et d’admissions de femmes a crû énormément au cours des trois dernières années, applaudit également le SIM. Il y a trois ans, une seule femme avait été admise au diplôme d’études collégiales (DEC) en prévention des incendies au Collège Montmorency, alors que 10 l’ont été cette année, par exemple.

Malgré cela, les pompiers de Montréal auront fort à faire pour atteindre leur objectif de recruter 29 autres pompières d’ici trois ans.

Selon les données présentées par le SIM, seules 40 femmes ont été admises dans les deux programmes qui permettent d’accéder à la profession de pompier, soit le Diplôme d’études professionnelles (DEP) en intervention en sécurité incendie DEC en prévention des incendies.

Advenant qu’elles complètent toutes leur formation, la Ville de Montréal devra recruter les trois quarts d’entre elles pour atteindre son premier objectif.

Le SIM est le plus grand corps de sécurité incendie au Québec, mais comprend bien moins que le trois quarts des effectifs de pompiers professionnels de la province.

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