Mario Beauregard/Métro Andrew Harper en compagnie de Talar Dikijian et Marina Boulos-Winton de Chez Doris

L’organisme de soutien aux femmes en situation d’itinérance ou de précarité Chez Doris a souligné dimanche la réception d’un don de 1 M$ de la part de l’homme d’affaires à la retraite Andrew Harper.

Pour un organisme qui est passé au bord de la faillite il y a à peine trois ans et dont le budget annuel est de 1,6 M$, cette entrée d’argent est énorme. Mais selon la directrice de chez Doris, Marina Boulos-Winton, elle est plus que nécessaire.

«On voit beaucoup plus d’itinérance et de pauvreté. Il y a des jours où on voit jusqu’à 120 femmes. Il y a beaucoup de femmes inuites et de demandeurs d’asile», a relaté Mme Boulos-Winton à Métro. L’an dernier, 550 femmes ont visité le refuge pour la première fois, une augmentation de plus de 50% par rapport à l’année précédente.

Au départ, le don du philanthrope de 95 ans devait être de 10 000$, «peut-être jusqu’à 250 000$». «M. Harper m’a invité chez lui et après avoir étudié nos états financiers il m’a demandé : “Combien est-ce que tu veux?” J’ai répondu 1 250 000$ et il m’a dit : “un million”. Je l’ai pris», a raconté la directrice.

Pour souligner cette générosité, le bâtiment de Chez Doris a été rebaptisé au nom d’Andrew Harper et de sa défunte femme Carole.

M. Harper souhaite que son don serve à agrandir les installations de l’organisme pour accueillir davantage de personnes ou offrir plus de services. «On voit qu’on serait utile en offrant des services de nuit, mais on n’a pas d’espace pour ça», illustre Mme Boulos-Winton.

L’organisme n’a pas non plus assez d’espace pour garder les vêtements reçus en don qui ne sont pas de saison. Chez Doris sollicite actuellement la population qui a des vêtements estivaux à offrir.

«Les demandeurs d’asile ont besoin de tout, on les voit beaucoup les journées où on donne du linge. Elles commencent à faire la file une heure avant l’ouverture des portes pour augmenter leurs chances d’aller à notre vestiaire», a donné en exemple Marina Boulos-Winton.

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