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Le centre de service d’écoute Interligne – anciennement Gai-Écoute – a connu une hausse de 30% du nombre d’appels dans la dernière année. Plus de 20 000 personnes ont eu recours à leurs services d’aide en 2017-2018, a dévoilé l’organisme à la veille de la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie.

«Si cette augmentation est en partie due au lancement du service de nuit et du service d’aide par texto, elle illustre surtout qu’il y avait un manque à combler», a souligné Pascal Vaillancourt, directeur général d’Interligne, dans un communiqué. Il a ajouté qu’il est important de «rappeler que malgré les avancées, il y a encore beaucoup de travail de sensibilisation à faire». Les services d’Interligne sont offerts 24 heures sur 24 depuis 2016 grâce à une subvention de la Ville de Montréal.

«La population tend à sous-estimer les difficultés rencontrées par les personnes LGBTQ+», a ajouté Mireille St-Pierre, coordonnatrice des services chez Interligne. D’après le personnel de l’organisme, l’homophobie, la transphobie et autres discriminations envers l’orientation sexuelle et l’identité de genre sont bien réelles au Québec. Il y aurait aussi plus de demandes d’aide de la part de personnes trans.

Le centre d’aide rapporte que 85% des appels qu’ils reçoivent sont des demandes d’aide. Les motifs d’appel au 1-888-505-1010 les plus fréquents sont:

  • Le rejet, la solitude et l’isolement (20%)
  • La découverte, le questionnement et l’acceptation de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre (11%)
  • Les relations intimes ou amoureuses (11%)
  • La santé psychologique (11%)
  • Les relations familiales et amicales (11%)

La comédienne trans Gabrielle Boulianne-Tremblay est récemment devenue porte-parole de l’organisme fondé en 1980. «J’ai vécu beaucoup d’intimidation au secondaire parce que, en tant que femme trans, je ne correspondais pas aux attentes des gens, raconte l’actrice, qui a notamment joué dans le film Ceux qui font les révolutions à moitié ne font que se creuser un tombeau. Je trouve ça important que la communauté trans puisse s’identifier à ce service et aller sans crainte se confier.»

Dans le cadre de la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, qui a lieu jeudi, un kiosque d’information sera tenu aux bureaux de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) situés sur l’avenue de Lorimier, près du parc des Faubourgs.

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