C’est durant l’été 2019 que les citoyens pourront présenter leur vision du développement du transport en commun dans le Grand Montréal.

Lors d’une présentation donnée mercredi dans le cadre du Forum Urba, à l’Université du Québec à Montréal, le directeur exécutif de l’Autorité régionale de transport métropolitain régionale de transport métropolitain (ARTM), Daniel Bergeron, a présenté les grandes étapes devant mener au déploiement du premier plan stratégique de la nouvelle organisation. C’est cette dernière qui est, depuis un an, en charge de la planification du développement du transport en commun dans 83 municipalités du Grand Montréal.

«On déposera notre plan stratégique en décembre 2019. C’est un peu lent par rapport aux attentes exprimées, par contre, c’est important d’accorder du temps pour la consultation», a déclaré M. Bergeron. En parallèle, l’organisation prépare un plan d’action à court terme 2018-2021 pour continuer le déploiement de projets déjà approuvés, tels que le prolongement de la ligne bleue, et accueillir «quelques nouvelles initiatives».

L’ARTM a prévu de déposer un document de travail initial à l’automne afin de mettre la table sur les enjeux qui seront au coeur du futur plan stratégique. Sur ce dernier point, plusieurs groupes tels que Trajectoire Québec demandent une révision complète du nombre de titres de transports différents (on en compte près de 750) et une révision des zones tarifaires, le tout afin de simplifier les déplacements des usagers qui font appel à différentes sociétés de transport.

D’autres, comme le Mouvement pour un transport public abordable, espèrent que soit introduit un tarif social afin de permettre aux plus démunis d’avoir accès au réseau de transport en commun à des prix plus avantageux.

Interrogé en marge de la conférence, François Pépin, président de Trajectoire Québec, se dit satisfait de l’échéancier. Quant aux modalités de consultation, il s’attend à un mélange entre des audiences publiques et des consultations en ligne afin de ratisser le plus large possible.

Sachant que le futur plan stratégique n’entrera en vigueur qu’à l’été 2020, une fois entériné par les instances politiques locales et provinciales, sera-t-il trop tard pour se qualifier afin de recevoir du financement fédéral dans le cadre du Fonds pour l’infrastructure de transport en commun? s’est questionnée Florence Junca-Adenot, directrice du Forum Urba 2015. «Le deuxième volet du fonds se déploiera sur un horizon plus long, soit de 10 à 15 ans, et on se sera entendu pour présenter un amalgame de grands projets plutôt que d’en présenter énormément», a répondu en substance le directeur exécutif de l’ARTM.

Rappelons que dans le cadre du premier volet de ce plan de financement, le Québec est la province qui a vu se concrétiser le plus faible taux de projets.

 

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