Josie Desmarais Le projet de garage Côte Vertu

Même si Ottawa et Québec ont annoncé lundi une importante entente sur le financement du transport en commun à Montréal, la Belle province figure toujours en queue de peloton pour ce qui est de l’utilisation des fonds fédéraux destinés aux projets d’infrastructure.

Lundi, les deux gouvernements ont dressé la liste de 26 projets de la Société de transport de Montréal (STM) qui bénéficieront d’un soutien de 820M$.

Il s’agit notamment de la construction du garage Côte-Vertu (175M$) qui doit permettre d’augmenter la fréquence de passage des trains sur la ligne orange du métro à l’heure de pointe, la reconstruction du complexe d’entretien des autobus sur Crémazie (94M$) et l’acquisition d’environ 400 autobus hybrides (430M$).

Compte tenu des délais pour signer l’entente, plus de 20 des 26 projets sont déjà en cours de réalisation, voire terminés. Ottawa règle 50% de la facture, Québec, 40% et l’Autorité régionale de transport métropolitain finance les 10% restants.

«Les infrastructures de transport en commun efficaces et modernes jouent un rôle important dans la création de collectivités durables et la croissance de la classe moyenne», a déclaré Mélanie Joly au nom du ministre de l’Infrastructure et des Collectivités du Canada.

Ces différents projets devront être réalisés d’ici le 31 mars 2020. Initialement, l’échéance de la première phase du plan Investir dans le Canada était fixée au 31 mars 2018, mais plusieurs provinces avaient pris du retard.

À ce chapitre et malgré l’annonce de lundi matin, le Québec est la province qui figure en queue de peloton, avec 84% d’utilisation des fonds fédéraux disponibles (923M$ pour le Québec) pour le transport en commun. Cinq provinces et trois territoires ont même déjà signé le deuxième volet de l’entente.

«Le Québec négocie avec le gouvernement fédéral des ententes visant la phase 2 du plan fédéral d’investissements en infrastructures qui s’étalera sur une période de 11 ans. Pour cette deuxième phase, le ministère regarde également comment alléger le processus d’approbation des projets, notamment à travers les modalités du gouvernement fédéral. Ce souci d’optimisation fait également partie des négociations», a déclaré Marie-Pier Richard, l’attachée de presse du ministre des Transports André Fortin. «Le Ministère et les organismes concernés ont travaillé étroitement afin de s’assurer que les sommes soient bien utilisées et les sommes qui n’auront pas pu être utilisés lors de la phase 1 seront reconduites dans la phase 2 et qu’ainsi qu’aucune somme ne reste sur la table à Ottawa», a-t-elle ajouté.

«Tant mieux que le gouvernement ait accepté de bonifier les échéanciers. Cela a permis d’inclure des projets qui n’auraient pas pu l’être selon les critères initiaux», a expliqué Philippe Schnobb, le président du conseil d’administration de la STM qui a ajouté que pour plusieurs sociétés de transport au Canada cette extension a été salutaire.

Le conseiller associé à la mobilité à la Ville de Montréal, Craig Sauvé, s’est de son côté félicité de ce transfert fédéral dans le transport en commun, «une première en dix ans». Pour la deuxième phase du plan fédéral de soutien aux infrastructures de transport en commun, l’administration de Valérie Plante compte bien obtenir des fonds pour étudier la faisabilité de son projet de ligne rose du métro.

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