Josie Desmarais Lionel Perez

À la suite du dépôt du rapport de la vérificatrice générale soulignant le contournement des règles de gouvernance dans le dossier de la Formule électrique (FE), l’ancienne équipe Coderre est sur la défensive.

Lors de la session plénière, la vérificatrice générale (VG) Michèle Galipeau, est venue expliquer que tout transitait par le bureau du maire Denis Coderre et que les instances ne «prenaient des décisions qu’à la pièce», ne permettant pas à ces dernières de prendre des décisions éclairées.

Elle a souligné que si la Ville de Montréal avait suivi son cadre de gouvernance des grands projets, une meilleure réédition de compte aurait eu lieu. «Je n’ai rien contre le projet même déficitaire, tant qu’on prenne la décision avec toute l’information», a déclaré mardi Michèle Galipeau.

Or, Lionel Perez, qui est aujourd’hui chef de l’opposition officielle, siégeait au comité des grands projets.

M. Perez a clamé qu’il n’y a pas eu d’aveuglement volontaire. Il a plutôt souligné les lacunes du service des finances et du contentieux, dont les craintes ne figuraient pas dans les documents fournis aux élus du comité exécutif.

Il a en outre avancé que «ce n’est pas les élus ou les instances qui choisissent» le cadre de gouvernance. Il a questionné le rôle de la direction générale de la Ville dans ce dossier, en pointant notamment le directeur général, Alain Marcoux.

La mairesse Valérie Plante n’a pas tardé à réagir. «Quel triste spectacle de voir le chef de l’opposition [Lionel Perez] blâmer le directeur général et des fonctionnaires alors qu’en tant que responsable des infrastructures, M. Perez n’a jamais eu le courage de se lever pour poser des questions et lever des drapeaux», a-t-elle lancé en déplorant que le conseiller de Darlington n’ait «pas eu la colonne pour se lever devant Denis Coderre».

M. Perez a répliqué qu’au moins cinq contrats en lien avec l’organisation des courses de la FE ont été octroyés au conseil d’arrondissement de Ville-Marie où Mme Plante siégeait et que cette dernière s’est opposée qu’à une seule reprise. En mêlée de presse, il n’a jamais voulu dénoncer les agissements de Denis Coderre dans ce dossier.

Selon Benoit Dorais, le président du comité exécutif, l’ex-maire Denis Coderre «n’a pas fait appliquer le cadre de gouvernance et le comité exécutif de l’époque n’a pas posé les questions qu’il aurait dû poser».

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