Vélo-Transit

L’arrondissement de Lachine va tester cette semaine six vélos à assistance électrique (VAE) pour ses employés, afin de les convaincre de laisser tomber la voiture pour se rendre au travail. Ce projet pilote est expérimenté en parallèle dans des entreprises privées depuis près d’un an, et les résultats sont convaincants, selon Vélo-Transit, l’entreprise à l’origine du projet.

Ce test réalisé dans 60 entreprises cette année, en partenariat avec Equiterre, doit permettre à Vélo-Transit de s’implanter sur le marché montréalais dans un premier temps, puis sur l’ensemble du Québec. Il permet aux entreprises de fournir des vélos  aux employés qui habitent assez loin de leur lieu de travail.

Actuellement, le trajet moyen effectué par les employés entre leur domicile et leur lieu de travail est de 13 km, selon les données obtenues après le premier projet pilote de 2017. L’autonomie des VAE fournis par Vélo-Transit peut aller jusqu’à 100 km, 50, si le moteur électrique est sollicité en permanence.

Pour la mairesse de Lachine, Maja Vodanovic, ce système va permettre à des employés municipaux de venir au travail en évitant les bouchons liés notamment aux travaux de l’échangeur Turcot, dans un arrondissement enclavé et loin du centre-ville. Lachine est le premier arrondissement à essayer ce système de transport actif.

Si ce test s’adresse avant tous aux trajets domicile-travail, l’arrondissement souhaite aussi acquérir un vélo électrique pour les services municipaux.

«C’est surtout pour le bord de l’eau, on a d’immenses rives, on doit souvent aller surveiller les poubelles, ou les toilettes au bout du parc René-Lévesque, alors ça serait vraiment utile d’en avoir un», soutient la mairesse.

Vélo-Transit veut continuer de s’implanter autant dans le privé que dans les municipalités. L’objectif est de quadrupler le nombre de cyclistes à Montréal, en venant chercher 10% des 830 000 travailleurs qui utilisent leurs voitures quotidiennement. Un objectif ambitieux, qui doit passer par une amélioration des infrastructures cyclistes à Montréal, croit le directeur général de Vélo-Transit, Jean-Marc Blais.

Le premier projet pilote, testé en octobre et novembre 2017, a permis à 250 employés montréalais de se rendre au travail avec des VAE. «Vingt pour cent étaient déjà cyclistes, 30% utilisaient le transport collectif et 50% avaient des autos solos», énumère M. Blais. Il soutient aussi que la grande majorité des testeurs ont été satisfaits de l’expérience.

Il espère maintenant continuer les tests, puis implanter durablement ces vélos dans les entreprises, par un système de location à long terme.

«Notre approche, c’est qu’une fois qu’on a fait les essais, on parle aux entreprises, on résout les problèmes de stationnements, on arrive avec une formule où l’employeur prête un vélo à ses employés pour 38 sous par heure de travail», a-t-il expliqué.

Les vélos électriques de Vélo-Transit coûtent de 3000 à 4000$, le forfait en location est alors une manière pour l’entreprise d’encourager les employés à utiliser ces vélos dispendieux et peu accessibles au grand public.

Il soutient que cette solution pourrait régler les problèmes de stationnement à proximité des pôles d’emplois, mais aussi la congestion et la pollution. Vélo-Transit espère acquérir des places de stationnement pour y intégrer des stations d’accueil pour ses vélos. «Avec une seule place de stationnement, soutient le directeur, il est possible d’accueillir 20 vélos». Cela pourrait soustraire jusqu’à 20 voitures à Montréal, pour une seule place de stationnement.

La mairesse de Lachine, Maja Vodanovic, habite quant à elle trop proche de l’hôtel de ville de l’arrondissement pour participer au projet pilote. Par contre, elle compte bien essayer un de ces vélos pour parcourir les 15 kilomètres qui séparent l’hôtel de ville de Lachine de celui de Montréal. Si l’expérience à Lachine est concluante, la mairesse envisagera sérieusement l’achat de quelques VAE pour le trajet quotidien de ses employés.

Vélo-Transit compte continuer de prospecter auprès d’entreprises et de municipalités, tout en explorant d’autres avenues, comme un système de livraison par vélos cargos électriques avec une remorque pouvant transporter jusqu’à 600 kilos, pour éviter le camionnage dans le centre-ville.

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