En devenant championne du monde pour la seconde fois de son histoire, l’équipe de France de soccer a fait vibrer ses partisans, au-delà même de ses frontières. À Montréal, plusieurs milliers de personnes ont célébré la victoire des Bleus, forcément sur le Plateau-Mont-Royal.

Des fumigènes colorent l’atmosphère en bleu, blanc et rouge, alors que le soleil cogne de toutes ses forces sur une foule rassemblée par ce sacre mondial, après un match haletant contre la Croatie (4-2). «On est les champions, on est les champions, on est, on est, on est les champions!» chantent en chœur les milliers de Français à l’angle des rues Rachel et Saint-Denis, pendant que plusieurs font exploser des bouteilles de champagne ou de bières. Tous l’ont, l’ivresse de la victoire, en entonnant une Marseillaise qu’ils répéteront inlassablement au cours de cette chaude après-midi de juillet.

«Je suis content, c’est très étonnant de voir une telle ferveur ici, à 6 000 kilomètres de Paris. Ça ne nous fait pas regretter de ne pas être sur les Champs-Élysées, il y a une très bonne ambiance ici», s’exclame Antoine, qui se dirige vers le cœur du cortège, quelques minutes après la fin du match. Les noms des joueurs qui ont brillé sur le terrain comme Kylian Mbappé , Antoine Griezmann ou Paul Pogba ont résonné dans les rues, pour rendre hommage à ces nouveaux héros nationaux qui, dans la vingtaine pour plusieurs, se sont construit une excellente image auprès du public ces dernières années.

«On se sent en France ici, au cœur du Plateau. Nous avons la même sensation en étant ici qu’en étant en France. On était au Barouf il y a 20 ans [en 1998, pour le premier titre mondial des Bleus], c’était un moment magnifique. Maintenant, nous sommes avec nos enfants, c’est magnifique de revivre ça, c’est une fierté », exulte un couple de supporters français. Leurs enfants, eux, voyaient pour la première fois leur équipe soulever cette coupe.

Quentin aussi avait sept ans en 1998. Il se souvient de quelques scènes de liesse en famille, mais n’avait jamais vécu cette euphorie. «C’est inimaginable! Je suis très heureux, c’est aussi fort de fêter même si c’est loin de la France. On est avec des inconnus, on se rassemble et on fait la fête, c’est juste la fête, c’est le sport, c’est le foot quoi», lance-t-il, avant de retourner crier dans la foule.

 

Au bar Monsieur Ricard, sur l’avenue du Parc à deux pas de l’avenue du Mont-Royal, où Métro a suivi le match, les partisans ont été endiablés. Dans une ambiance de virage de stade, ils n’ont cessé de chanter et de haranguer la foule à coup de mégaphone et de tambours.

Si le match a mal débuté pour les Bleus, l’ambiance est vite devenue explosive, dans un bar où s’entassaient près de 200 personnes. La chaleur étouffante n’a pas endormi les ardeurs des supporters, qui ont fêté chacun des quatre buts français en retournant littéralement le bar et en s’arrosant d’eau et de bière.

Au terme des 90 minutes d’un match imparfait pour les Bleus, tout le monde est sorti pour envahir l’avenue du Parc, avant de rejoindre le cortège principal sur la rue Saint-Denis. La France est championne du monde, et les Montréalais ne sont pas près de l’oublier. À 14h, la fête ne faisait que commencer. La nuit sera longue sur le Plateau-Mont-Royal.

 

Aussi dans Montréal :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!