Archives Métro Les 240 sauveteurs de Longueuil pourraient entrer en grève lundi prochain.

La Ville de Longueuil a invité mardi ses 240 sauveteurs, qui ont annoncé la tenue d’une grève à compter de lundi prochain, à poursuivre les négociations menant au renouvellement de la convention collective des employés municipaux.

Jusqu’ici, les prochaines rencontres de discussion entre les syndicats et la Ville ne sont prévues qu’à la fin de la saison estivale, les 12 et 26 septembre prochains. La partie syndicale n’a pas encore répondu à l’invitation de la Ville de reprendre les discussions dès maintenant, affirme l’administration de Sylvie Parent.

La Ville de Longueuil souligne avoir proposé une demande «conjointe» de médiation auprès du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale pour accompagner toutes les parties. L’exercice a été jusqu’ici rejeté par les syndicats.

Si elle venait à se concrétiser, la grève des sauveteurs de Longueuil pourrait priver les citoyens de l’accès à plus de 25 piscines et 20 pataugeoires municipales. Les 13 jets d’eau des parcs de la Ville demeureront toutefois accessibles en tout temps, tout comme le site de la plage de Longueuil, où les installations seront disponibles. Or, la baignade, elle, y sera interdite sans la présence d’un sauveteur.

La grève pourrait, de plus, forcer l’annulation de bon nombre de cours de natation et de conditionnement physique à Longueuil, auxquels près de 800 personnes sont inscrites actuellement, selon les données de la Ville, qui a fait savoir qu’elle remboursera les citoyens dont les cours seront annulés.

Rappelons que les principaux litiges du conflit de travail consistent en plusieurs positions de la Ville, qui refuse de fournir des vêtements de travail ou encore de rembourser des formations obligatoires pour le maintien de certaines certifications. Notons enfin que le refus dit «systématique» des demandes de congés semble être au coeur du problème.

Des discussions «déjà bien avancées»
L’administration municipale estime que «les discussions sont déjà bien avancées avec la majorité des clauses normatives ayant fait l’objet d’ententes». Elle évalue les demandes syndicales à près de 30% d’augmentation des coûts de la convention collective, contre 12% pour ses propositions, peut-on lire dans un communiqué paru tout juste après l’heure du midi, dans la journée de mardi.

«La Ville de Longueuil est bien consciente de l’importance des installations de baignade pour ses citoyens. C’est pourquoi la Ville a procédé, au cours des dernières années, à d’importants travaux de réfection de certains bassins. Ces installations continuent d’être sécuritaires, tant pour les usagers que pour les employés, et les équipes de la Ville sont à l’affût de toute situation devant être corrigée», peut-on lire également.

L’administration Parent se dit pour sa part «convaincue» que la poursuite des discussions permettrait pourtant d’en arriver «à une entente pour toutes les parties», et ce, en respectant la capacité de payer des contribuables et l’équité avec les autres syndicats d’employés municipaux à travers le Québec.

Ensemble, les employés municipaux du domaine aquatique de la Ville de Longueuil ont rejeté quasi-unanimement, dans une proportion de 95%, l’offre de l’employeur le 17 juillet dernier. Ils ont également voté en faveur de moyens de pression pouvant aller jusqu’à un mandat de grève.

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