Denis Beaumont/Métro

Pancartes à la main, une cinquantaine de militants écologistes ont manifesté lundi matin leur désaccord à l’exploration des gaz de schiste devant l’hôtel Hilton Bonaventure de Montréal, où se sont réunis les membres de l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ).

«Non aux énergies fossiles! On va être là jusqu’à la fin, jusqu’au décret du moratoire», ont-ils scandé, tout en frappant sur des casseroles.

Une dizaine d’organisations écologistes étaient présentes à la manifestation pour insister sur la nécessité d’exploiter des énergies vertes qui, selon elles, enrichissent davantage le Québec et créent davantage d’emplois.

«Les gazières peignent en rose l’exploitation du gaz de schiste pour supposément rencontrer les besoins en pétrole, a lancé la directrice des communications de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, Louise Lévesque. Nous savons que la production de gaz de schiste, en plus de contaminer l’air et l’eau du Québec, favorisera l’exploitation des sables bitumineux en nourrissant les besoins en énergie de cette production parmi les plus sales de la planète.»

En entrevue à Radio-Canada, le président de l’APGQ, Lucien Bouchard, a indiqué qu’il lancerait un appel à la patience à ses membres. Les fracturations hydrauliques sont présentement interdites puisqu’une évaluation environnementale stratégique (EES) est en cours, comme l’a demandé le Bureau des audiences publiques sur l’environnement dans son rapport publié en mars 2011. L’EES doit se terminer en 2013.

La première ministre Pauline Marois a quant à elle déjà mentionné qu’elle ne ferme pas la porte à l’exploitation du gaz de schiste, mais elle veut obtenir les détails de l’EES avant de prendre action.

Au Québec, pas moins de 14 G$ de pétrole est importé à chaque année, a rapporté le directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki, Karel Mayrand. «J’ai l’impression qu’on a atteint le plafond de notre consommation et qu’avec un baril de pétrole qui atteint plus de 100$, on a va commencer à rManiféfléchir pour faire les choses différemment», a-t-il expliqué. Il fonde beaucoup d’espoir sur le gouvernement Marois, qui veut adopter une nouvelle politique énergétique afin de réduire la dépendance au pétrole.

Les Québécois favorable au pétrole?
Un sondage réalisé par Léger Marketing et commandé par l’Institut économique de Montréal démontre que les Québécois ne sont pas fermés à l’exploitation des sables bitumineux.

  • 73% sont favorables à l’exploitation des sables bitumineux.
  • 73% préfèrent consommer du pétrole du Canada plutôt que du pétrole provenant de l’étranger.
  • 46% croient que les groupes écologistes sont trop radicaux.

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